LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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occupent généralement les vallées de la Costa. Les
Indiens Quechuas habitent de préférence la Sierra, quoique
on y trouve aussi les autres types. Mais beaucoup de villes
et villages sont presque uniquement composés d Indiens,
comme dans la région du Collao (département de Puno) et
dans le département de Cuzco, où les blancs et métis
sont si clairsemés qu’ils ne représentent guère que la cin
quième partie de la population.
Dans une proportion à peine plus élevée, il en est de
même pour les agglomérations de la Montana. Dans
la sierra, bien que la plupart des Indiens des hauts
plateaux péruviens parlent et comprennent suffisamment
l’espagnol surtout dans les centres, c’est la vieille langue
quechua qui est toujours usitée. Il est préférable de les
interpeller dans leur propre langue si on veut avoir raison
de leur réserve et de leur défiance.
Le voyageur n’a pas besoin de parcourir les diverses
régions du Pérou pour avoir un aperçu delà diversité des
races qui y existent : une promenade dans les rues et les
faubourgs de Lima suffit.
C’est au marché principal, situé au centre du quartier
habité par les Chinois, que l’on peut le mieux faire ces
observations. Là, et dans les rues qui y conduisent, on voit
des négresses, des cholos, des zambos des deux sexes
vendant des morceaux de viande cuite ou rôtie sur de
maigres brasiers.
Autour des places publiques, aux abords des prome
nades, toute une variété de vieux chino-cholo, chino-
zambo, mulâtres, nègres, trigueno, etc., accroupis et cou
verts de ponchos de laine rouge ou de couleurs voyantes,
demandent 1 aumône aux passants.
Des Indiens au visage cuivré, aux longs cheveux plats
tombant sur les épaules, échangent, dans les bouti