Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

LES GRANDES LIGNES DÈ L’ÉVOLUTION 
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La lutte entre les procédés au bois et au coke a été 
très vive et pendant plusieurs années, dans la sidérur 
gie, les concurrents se disputèrent pied a pied le ter 
rain, sur certains marchés intérieurs. D’après un rap 
port présenté à la fin de novembre 1837 par Nothomb 
à la Chambre des représentants, sur 89 hauts fourneaux 
en activité il y en avait encore à cette époque en 
Belgique, 66 au charbon de bois et 23 seulement au 
coke (1). 
La forgerie au bois a eu ses ardents partisans qui 
crurent à son maintien et plus tard à son réveil, s’ima 
ginant qu’on ne pourrait se passer de ses produits et 
que leur qualité en rendrait toujours l'emploi indis 
pensable. Mais la cherté du bois nécessita l'adoption 
des méthodes nouvelles. 
Malgré ses 125.000 hectares de bois, la province de 
Namur pouvait à peine fournir les deux tiers du com 
bustible végétal nécessaire à ses usines. Celles-ci de 
vaient, à grands frais de transport, aller compléter 
leurs approvisionnements dans le Luxembourg, où pen- 
Ouvriers 
1846 
1896 
Anvers 
40 
— 
Brabant 
— 
1351 
Flandre orientale 
— 
— 
Flandre occidentale 
— 
21 
Hainaut 
3581 
11.498 
Liège 
2651 
10.200 
Limbourg 
— 
— 
Luxembourg 
126 
533 
Namur 
3.401 
20 
Royaume 
9.799 
23.623 
(î) Emile !■ tainier. Histoire commerciale de la métallurgie dans le <iis- 
trict de Charleroi de 1829 à 1867, p. 23.
	        
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