210 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
pentiers et 901 tonneliers, (Rec. 1896, v. XVIII, p.
286-289) Ces derniers sont notamment occupés dans les
brasseries.
La forte diminution du nombre des tanneurs s’expli
que par l’emploi des méthodes nouvelles qui nécessi
tent de grandes entreprises. La preuve d’une grande
concentration est l’accroissement du nombre des ouvriers
(44.4 %) dans cette profession.
« Une véritable crise est née, dit un tanneur à
Bastogne, de l’introduction des méthodes nouvelles dites
de velocitan pour la tannerie » (1). A Vielsalm, on nous
apprend que les tanneries de l'ancien système oui
notablement réduit leur production (2).
La passementerie (diminution de 39.7 J°) est actuel-
ment dépréciée à ce point qu’à Anvers, par exemple
il ne restait vers 1904 que trois ou quatre passemen
tiers luttant contre la ruine.
La meunerie, depuis une vingtaine d’annés, s’est
entièrement modifiée par suite de la substitution de la
méthode des cylindres au procédé des meules. Cette
dernière ne se rencontre plus guère que dans les ins
tallations peu importantes dépourvues de moteur à
vapeur et sert presque uniquement à la mouture de
l’orge fourragère D’après les documents publiés à
l’occasion de l’Exposition de Paris en 1900, la capaci
té de production des moulins belges à cylindres serait
de 1000 à 1500 sacs par jour et certaines installations
permettraient de travailler au-delà de 2000 sacs (3).
(1) Commission Nationale de la Petite Bourgeoisie Enquête orale, v. I,
p. 204.
(2) Ib. v. I, p. 170
(3) lb. v. II, p. 15