224 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
des fabriques de pain. Sur 150 sacs de farine, convertie
journellement à Louvain, 80 sont accaparés par les
boulangeries mécaniques; 70 constituent la production
journalière des autres boulangers. Il est évident que
cette production ne suffit pas pour assurer l’existence
de 93 boulangers, ainsi que de leur famille (1). En
1897, un grand nombre de boulangers ont disparu ;
depuis lors, 25 autres ont subi le même sort (2).
A Veroiers et dans l’agglomération, leur nombre a
sensiblement diminué (3) A Bruges, le métier de
boulanger va à la ruine ; la plupart des boulangers de
la ville ne consomment pas un sac de farine par jour (4).
A Ostende, ceux qui travaillent un sac de farine par
jour sont rares. Ce sont les mieux achalandés (5). A
Namur, plusieurs firmes ont disparu (6). A Walcourt,
deux ont été ruinés par la concurrence que leur faisait
la coopérative ; les autres ont perdu chacun une partie
de leur clientèle (7), A Flasselt, les boulangers ont de la
peine à vivre depuis l’installation de la coopérative (8).
A Ninnve, les coopératives enlèvent peu à peu toute la
clientèle aux boulangers de l’endroit (9). A Termonde,
sur !0 bourgeois, il y en a 8 qui achètent à la coo
pérative (10). A Lokeren, une for'e crise qui a corn-
(1) Jb p. 78.
(2) Ib. p. 160.
1-3) tb Enquête orale, v. IV, p. 211.
(4) 1b. v. Ilf, p. 61.
(5) Ib. v. Uf, p. 89.
(6) Ib. v. I, p. 217.
(7) Ib. v. I, p. 357,
(8) Ib. v. IV, p. 3.
(9) Ib. v. VI, p. 254.
(10) 1b. v. VI, p. 340.