Full text : L'évolution industrielle de la Belgique

LA  DÉCADENCE  DE  L’INDUSTRIE  A  DOMICILE

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Il  ne  s’agit  pas  d’un  contrat  de  travail  ici,  mais
plutôt  d’un  contrat  de  louage  d'ouvrage,  caractéristique ­
  pour  l’industrie  à  domicile.
3°  L’ouvrier  à  domicile  peut  travailler  dans  l'atelier
d'un  entrepreneur.  Dans  l’industrie  de  la  cliaise  à
Malines,  exception  faite  pour  quelques  chaisiers,  polisseurs ­
  et  découpeurs  qui,  de  façon  constante,  travaillent ­
  chez  eux,  les  hommes  fréquentent  l’atelier  du  patron. ­
  Toutefois,  bon  nombre,  pour  ne  pas  dire  la  plupart ­
  des  chaisiers  après  avoir  quitté  l’atelier,  continuent ­
  le  soir  à  travailler  chez  eux.  L'ouvrier  conserve ­
  même  à  l'atelier  la  liberté  d’interrompre  la  besogne
quand  il  lui  plaît.  Quelques  ateliers  ferment  une  fois
l’obscurité  venue  ;  l’ouvrier  y  perd  les  frais  d’éclairage, ­
  car  il  emporte  son  ouvrage  et  doit  le  continuer
chez  lui  (i).  Il  n’intervient  entre  le  patron  et  l’ouvrier
qu’une  convention  de  louage  d'ouvrage,  purement  verbale ­
  d’ailleurs.  Chaque  remise  d’ouvrage  forme  la  matière ­
  d’une  convention  distincte  et  suppose  un  nouvel
accord  de  volontés  (2).
Dans  l’industrie  coulellière  de  Gembloux.  des  patrons ­
  ont  établi  des  moteurs  à  vapeur,  mis  en  activité ­
  certains  jours  et,  moyennant  redevance,  les  ouvriers ­
  peuvent  venir  effectuer  leurs  travaux  dans  ces
ateliers  (3).
4°)  L'ouvrier  à  domicile  peut  travailler  dans  l'atelier
d'un  autre  ouvrier.  Dans  l'industrie  cloutière,  on  trou-(1)

  Ib.  v.  VIII,  p.  46.
(2)  Ib.  p.  18.
(3)  Ib  v.  I,  p.  291.
            
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