34 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
l’association, qui fixait la quote-part de chaque mem
bre. Celui qui voulait se soustraire au paiement de
cette cotisation, était rayé de la société avec privation
de ses droits.
A côté du compteur, il y avait encore un wade-
fosse, un maréchal et un maître-ouvrier.
Ces différentes charges portaient le nom générique
d'offices. Les fonctions du wade-fosse et du maréchal
s’appelaient le wasdage, ou comptage et le maréchau-
dage. Ce dernier office comprenait la confection des
ouvrages en fer, comme les échelons, les échelles
d’épuisement, que le maréchal devait visiter tous les
huit jours anneau par anneau. Le wade-fosse outre
son emploi de garde-de-nuit était aussi chargé de faire
le feu dans le buretay d’aérage. Il veillait à la con
servation de toutes choses et distribuait l’ouvrage au
jour de jour. 11 logeait près de la fosse et tenait les
registres de vente. L’usage lui avait accordé comme
rémunération le 5 e panier (1).
Les comparchonniers recrutaient ensuite les diffé
rentes classes d’ouvriers mineurs avec lesquels ils
exploitaient la houille. « Les chefs de ces entreprises,
écrivait Jars vers 1760, sont ordinairement des gens
qui de père en fils ont fait ce métier et que l’on
nomme communément Maîtres Houilleurs, Maîtres de
Fosses : ils connaissent non seulement l’exploitation,
mais encore le nombre de couches ou veines qui sont
dans tel ou tel endroit ; à quelle profondeur elles se
(1) Renier Malherbe : L’exploitation de la houille dans le Pays de
Liège. Liège, 18G3, p. 78 et 79.