Object: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

158 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE 
DÉPENSES A CHARGE 
des Syndicats du Fonds de Total 
Chomage 
Janvier 1914 :....! Francs 3.602 2.039 5.731 
Juillet coter 6 un = ar 10040 4.925 15.974 
Août rene dE taie — 27.247 22.519 49.766 
Septembre — ri — 42.274 39.312 81.586 
Octobre EE ie - 56.293 58.743 115.036 
C’est alors que le Conseil communal de Gand prit la résolution 
héroïque d’allouer au Fonds de Chômage un crédit de 10.000 francs par 
semanne, au lieu du crédit annuel de 30.000 francs qu’il lui accordait. 
En même temps, on frappait à toutes les portes : les Syndicats 
socialistes s’adressaient aux Trade Unions Anglaises « qui leur envoyè- 
rent, dit M. Varlez, des secours assez généreux » dont nous ne con- 
naissons pas le montant, jusqu’au moment où la ville de Gand fut 
occupée. Les Syndicats chrétiens, de leur côté reçurent des sommes 
de philanthropes charitables. 
Les patrons ayant introduit le short-time pour faire durer le travail 
plus longtemps, le Fonds de Chômage établit des règles d’indemnisa- 
tion en raison inverse de l’emploi des ouvriers : 
Pour moins de 10 heures de travail par semaine, on recevait 4 jours 
d’indemnité ; pour moins de 10 à 20 heures de travail par semaine, on 
recevait 3 jours d’indemnité ; pour moins de 21 à 25 heures de travail 
par semaine, 2 jours d’indemnité ; pour moins de 26 à 30 heures de 
travail par semaine, 1 jour d’indemnité. 
Plus de 30 heures de travail par semaine était considéré comme 
une semaine normale et excluait du secours. 
Ces règles subsistèrent, avec quelques modifications, pendant 
toute la guerre. 
Le 12 octobre 1914, l’armée allemande occupa la ville de Gand, qui 
resta dans la zone des étapes, et par conséquent fut coupée de toute 
relation avec l’extérieur jusqu’à l’armistice. 
Devant la détresse qui s’annonçait, le Fonds de Chômage obtint 
de la Ville l’envoi d’une délégation auprès du Gouvernement belge 
pour lui demander ses intentions au sujet du paiement de secours aux 
chômeurs, car, dit M. Varlez « personne dans la Belgique occupée ne 
s’attendait à de la pitié de la part des ennemis, et ne comptait ni 
demander, ni recevoir aide de leur part. » La délégation, composée du 
président du Fonds de Chômage, M. Varlez, du R. P. Rutten délégué 
des Associations ouvrières chrétiennes et d’un délégué de l’Association 
patronale, se rendit à La Haye, à Londres, au Havre, à Paris. Elle 
revint avec la promesse qu’on allait s’occuper sans désemparer de
	        
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