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LES SALARIÉS 252$ -
à un capital que de l’employer à faire travailler des éuvri@sbliothek €
C’est le rapport entre ces deux éléments qui déterritèra le ®
taux des salaires. ce $.
Prenez le capital circulant d’un pays (que les écononit se Kie) 202
anglais appelaient le wage-fund, parce que dans leur peitsée
il avait pour fonction d’entretenir les travailleurs au cours
de leur travail); prenez ensuite le nombre de travailleurs.
Divisez le premier chiffre par le second, et le quotient vous
donnera le montant du salaire. Soit 10 milliards le capital
circulant, 10 millions le nombre des travailleurs, et vous
aurez tout juste 1.000 francs pour le salaire annuel moyen.
Il est clair que, d’après cette théorie, le salaire ne peut
varier qu’autant que l’un des deux facteurs variera. Une
hausse de salaire n’est donc possible que dans les deux cas
suivants :
a) Si le wage-fund, c’est-à-dire la masse à partager, vient
à augmenter — et elle ne pourra augmenter que par
l’épargne ;
b) Si la population ouvrière, c’est-à-dire le nombre des
copartageants, diminue — et elle ne pourra diminuer que si
les ouvriers mettent en application les principes de Malthus,
soit en s’abstenant de se marier, soit en n’ayant que peu
d’enfants.
Mais cette théorie, quoique encore défendue par certains
économistes, est aujourd’hui très discréditée. .
D'abord le fait sur lequel elle s'appuie, à savoir qu’il faut
un certain fonds de roulement pour pouvoir faire travailler
des ouvriers, n’a d’intérêt qu’au point de vue de la produc-
tion et nullement de la répartition. Il est incontestable que
les salaires sont payés sur le capital puisque l’argent que
l’entrepreneur emploie à payer les ouvriers est certainement
un capital, mais il n’en résulte nullement que le taux de ces
salaires soit déterminé par le montant de ce capital. Autre
chose est la question de savoir si un entrepreneur aura de
quoi faire travailler des ouvriers, c’est-à-dire assez de
matière première ou d’instruments — autre chose est de
savoir quelle est la part dans le revenu de l’entreprise qu’il