LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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les produits récoltés dans les établissements qui se sont
fondés sur ses rives. La distance d’Iquitos à Yurimaguas
est de 380 milles, qui sont franchis en 20 ou 22 heures en
descendant et en 35 heures en remontant le courant.
XII. — L’Ucayali est une artère immense, dont le volume
d’eau est plus considérable que celui de trois de nos
fleuves français ; c’est le plus beau des affluents péruviens
de l’Amazone, il est navigable dans tout son cours de
700 milles, un grand nombre de chaloupes et de bateaux
à vapeur le sillonnent continuellement. Sur les rives de
ce fleuve qui a été exploré et étudié plusieurs fois, on
trouve un certain nombre de factoreries et d’établissements
commerciaux dans lesquels il se fait un grand trafic
de poissons fumés et surtout de caoutchouc. L’Ucayali,
formé par le Pachitea, l’Apurimac et le Béni, se jette dans
l’Amazone, près deNauta. La navigation à vapeur pourrait
s’étendre, d’après certains explorateurs, entre autres
Samanez, jusqu’au Tambo à l’Ené, et sur l’Urubamba,
les explorations de Robledo ont confirmé cette possibilité.
XIII. — Le Pachitea, qui descend du plateau de
Junin, où il a sa source à l’est du Gerro de Pasco,
reçoit aussi un certain nombre d’affluents, dont le Pozuzo,
le Huancabamba, le Yanachaguas et le Pichis. Le Pachitea
a été parcouru à différentes reprises par des
petits vapeurs du gouvernement et par d’autres appartenant
à des maisons d’Iquitos, jusqu’au port du Mayro,
au confluent du Palcazu, lequel peut, paraît-il, être aussi
remonté en partie jusqu’à son confluent avec le Chuchurr
as, situé à quelques milles au sud du Mayro; le fait n’a
Pas été prouvé jusqu’ici par la pratique ; malgré tout, il
existe de nombreux partisans de ce point comme aboutissement
de la voie centrale du Pérou. C’est cependant
Puerto-Bermudez, sur le Pichis, qui a été choisi; ce cours