CHAPITRE XIX
Un romancier hongrois. — M. Maurice Jokaï. — Ses débuts. — Son arrivée à Pest. — La villa
Jokaï à Fürecl. — Histoire d’une comtesse qui n’avait pas peur des brigands.
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y/
V ••
M. Maurice Jokaï.
comparée à celle d’Alexandre Dumas père;
œuvres qu’il a produites.
Les lettres ont aussi leurs
représentants àFüred. Le plus
grand romancier actuel de la
Hongrie, M. Maurice Jokaï,
V possède une villa où il vient
chaque année passer l’été.
M. Jokaï, dont le nom est
populaire en Allemagne et en
Angleterre, n est guère connu
en France que par une conver
sation politique qu’il eut à
Rerlin, en 187:2, avec M. de
Mismarek.
Il a d’autres titres cepen
dant à la notoriété publique,
ne serait-ce que les cent cin
quante volumes qu’il a publiés
depuis vingt-cinq ans. La fé
condité de M. Jokaï peut être
ou bâtirait une ville avec les
Ne a Komorn, en 182,), d une famille noble et protestante, à dix ans, le
petit Maurice était déjà l’enfant favori de la Muse et publiait des pièces de
vers dans un journal de la localité. En 1841, il se lia d’amitié avec deux
de ses camarades de collège : Alexandre Pétœfi et Samuel Petrics-Orlav.
Ce dernier voulait se faire poëte, Pétœfi comédien et Jokaï peintre. Pétœfi