— 247 —
Il doit subir une année d’épreuve de professorat dans une école réelle pu
blique.
Les professeurs ont le droit de choisir les livres d’enseignement qu’ils veulent
suivre parmi ceux qui sont autorisés par l’autorité supérieure pour l’enseigne
ment.
Rétributions et dépenses. ■— La rétribution annuelle dans les écoles réelles
varie suivant les localités de 8 à 20 florins (16 fr. 20 cent, â 42 francs). Les
cas d’exemption de payement sont les mêmes que pour les gymnases. Le droit
d’admission est de 2,1 florins (4 fr. 4o cent.) et n’est payé qu’une fois. Il est
destiné à couvrir les frais d’acquisition des objets d’enseignement. Si son produit
ne suffît pas, il y est suppléé par une dotation.
Les appointements des professeurs sont de 63o, 84o, io5o, 1260 florins
( i 3 2 3, 1764, 2 2 o 5 , 2646 francs), avec augmentation décennale de
210 florins. Les fonctions supplémentaires de directeur sont rétribuées de
210 à 3 1 5 florins (44o à 660 francs). La dépense annuelle d’une école réelle
inférieure est de 8000 à 11100 florins (16800 à 28100 francs), et celle
d’une école réelle supérieure, de i5 à 20000 florins (3i5oo à 42000 francs).
Les dépenses sont supportées pour les écoles impériales et royales par les
royaumes respectifs; pour les écoles réelles communales, parles fonds commu
naux, et pour les établissements privés par les dotations particulières. Beau
coup d’écoles réelles sont subventionnées en partie par les communes et en
partie par les fonds publics. Le montant de la rétribution appartient aux
caisses qui subventionnent.
Surveillance et direction. — Le directeur et près de lui le conseil des pro
fesseurs sont appelés à la direction de l’école. Les écoles réelles sont sous la
surveillance immédiate de l’autorité gouvernementale du pays, représentée par
un conseiller des écoles.
ÉCOLE RÉELLE SUPERIEURE DE PRAGUE.
Cette école, dont à travers des transformations successives commandées par
les besoins et par les progrès de l’industrie, les habitants de la Bohême font,
avec un légitime orgueil, remonter l’origine à l’année i5y6, et au règne de
Rodolphe II, c’est-à-dire à une époque bien antérieure à la fondation de la plu
part de celles qui existent aujourd’hui en Allemagne, suit, pour l’ensemble des
études, des programmes analogues à ceux des écoles de Vienne, comme on peut
le voir par le tableau ci-dessous.
Les élèves sont partagés en six classes qui exigent six années d’études. Les