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A. RÆDER
déterminant 1 que les différends réciproques seraient tranchés par l’ar
bitrage d’un troisième état impartial. Ce traité paraît avoir donné
des résultats pratiques. Dans la circonstance relatée ici, trois arbitres,
dont l’origine demeure inconnue, tranchèrent certaines difficultés,
et reçurent pour cela des remerciements et des témoignages honori
fiques de la part des parties. L’inscription montre que ce n’était pas
la première fois qu’on avait appliqué le traité ; les noms d’autres
juges s’y trouvaient en effet mentionnés. Il reste cependant douteux
de savoir s’il s’agissait de différends entre les deux Etats ou entre
des citoyens de chacun d’eux.
LXV.
Rhodes, Délos, Paros et une quatrième ville arbitres entre
ILION ET SES VOISINES. II e SIÈCLE.
Une inscription trouvée à Ilium novum 2 contient des fragments
d’une décision prise par le peuple d’Ilion, pour remercier et honorer
de différentes manières les peuples de Rhodes, Délos, Paros et d’une
quatrième ville, pour le service qu’ils avaient rendu à la ville en accep
tant la mission de se constituer arbitres entre elle et ses voisines. Le
différend portait sans doute sur certains districts de frontières 3 ,
mais on ne peut rien conclure de plus précis de l’inscription.
Les quatre Etats, à qui avait été transmise la mission de rendre la sen
tence arbitrale, envoyèrent des juges, bien entendu plusieurs de chaque
État, qui tranchèrent l’affaire. Le jugement doit avoir été rendu en
faveur d’Ilion ; on peut conclure ceci des expressions conservées où
le peuple d’Ilion remercie les juges et les villes qui les avaient en
voyés. Il y est décidé, entre autres, que les décisions du peuple en
ce sens seraient éternisées par deux inscriptions 4 qu’on suspendrait
1 àxocxaXévxei; btxaoxai èxí xùç xaxà xo öupßoXov btxaç xàç Yeyevqpévai; Ileppatßoti; . ..
— 2 Corp. Ins. Gr. 3598. — 3 S trabón XIII, p. 600 montre que les frontières
n’étaient pas là très précises — 4 ômoç bè xà èi{)T\<piOfi£va <pavepà î\ xâot xoîç ßouXo-
p.évotc; et) xpáxxetv xfjv TióXtv, àvaypát^ai xóbe xò eiç oxqXas bùo.