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l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
trement difficile en matièr-e de douanes qu’en matière
de navigation fluviale.
C’est ainsi que, lorsqu’à la suite d’une mauvaise
récolte, qui avait provoqué de la part de divers États,
et notamment de la Bavière, des prohibitions et des
entraves à la sortie des grains et des bestiaux, la question
commerciale fut pour la première fois portée
devant la diète, à la date du 19 mai 1817, sur les
réclamations du cabinet du Wurtemberg, qui demandait
qu’on délibérât sur l’abolition de ces mesures
égoïstes, si contraires à l’intérêt général et aux
bons rapports entre confédérés, la commission, chargée
d’examiner cette proposition, s’y montra, il est
vrai, favorable et élabora un projet de convention
pour le libre commerce des grains et des bestiaux
entre tous les États allemands ; mais ce projet communiqué
sans retard à chacun des gouvernements
confédérés, dont il sollicitait l’assentiment, en ralliant
quelques suffrages, tels que ceux des royaumes
de Prusse et de Saxe, souleva par contre de nombreuses
résistances; et comme, sur ces entrefaites, la
récolte nouvelle se présenta dans des conditions
plus favorables que la précédente et put faire espérer
l’abandon spontané des restrictions déférées à
la diète, celle-ci, en vue de préparer les bases d’un
arrangement définitif, décida un nouveau renvoi aux
cabinets respectifs, renvoi qui équivalait à un ajournement
indéfini, et ne procura aucune satisfaction
au Wurtemberg, bien qu’il reproduisît ses do-