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« Ce qui fait la faiblesse du petit commerçant, c'est
» qu’il est toujours forcé de passer par l'intermédiaire
d’un grossiste qui, doit prélever, sur le prix de re-»
vente de ses marchandises, un pourcentage pour les
frais généraux et un autre pour le bénéfice met.
» Dès que les petits commerçants sont capables de se
» passer du grossiste, ils s'acheminent “vers une forme
> commerciale modernisée qui leur permet, peu à peu,
s de mieux soutenir la concurrence et d’acquérir plus
» de bien-être.
« On est moderne en commerce, non pas quand on
»a une grande façade et beaucoup de capitaux à uti->liser,
on est moderne quand on n’est pas routinier
»et qu’on applique, en affaires, des principes que ne
» connaissaient pas nos arrière-grands-pères. » *
Ainsi se trouve rattrapée une partie de l’avance que
le grand magasin avait sur le petit. Le grand magasin
a longtemps aussi eu sur le petit l’avantage de la supériorité
de l’organisation. Il la garde naturellement sur
les détaillants ignares. Les autres en revanche ont assez
appris de lui pour l’égaler :
« Les grands magasins donnent par leur organisation
set leur système de vente un enseignement précieux
» à tout le commerce de détail. » ”,
D'autre part, une administration énorme et « parfaite
», c’est-à-dire précise, automatisée dans son fonclionnement,
est guettée par un mal grave : la bureaucratie.
C’est plus qu’il n’en faut pour que la lutte entre
grands et petits magasins ait cessé d'être inégale: —
« Nombreux sont ceux qui penseront immédiatement
t Gilles Normand, Le Grand Commerce de Détail, (Librairie
académique Perrin et Cle, Paris, Ge édition, 1920).
Le passage cité se trouve pages 114-115.
? André Blum, article : Le commerce de détail en 1928,
Les bilans des grands magasins et leur enseignement. (Délaillant
de l’Est. 25 décembre 1928. p. 1).