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» que ces divers genres d'activité * possèdent une incon-
» testable supériorité sur le commerce moyen ou petit.
» Leurs principaux avantages résideraient soi-disant
> dans les achats en gros et dans une organisation par-
» faite, parce que soigneusement étudiée. Mais on feint
>» d'oublier que l’exploitation est compliquée, lourde et
impersonnelle, et que tous les détaillants qui se sont
» affiliés à une société d'achats, à l’« Union » par exem-
>ple, bénéficient eux aussi des achats par grosses
» quantités. Au point de vue des frais généraux, la pe-
tite entreprise est mieux placée que la grande et pos-
» sède en outre un second avantage dans la possibilité
>de servir individuellement sa clientèle. »”
Tout ceci ne veut pas dire que nous assistions au cré-
puscule des grands magasins ; au contraire, ils sont en-
core en pleine période d’expansion. Et si le détaillant
n’a pas l’œil ouvert, le Warenhaus pourrait reprendre
son avance primitive par le perfectionnement de ses
méthodes :
« L'expansion des grands magasins en province et à
l'étranger conduira ces sortes d’entreprises vers une
» perfection toujours plus grande, vers une rationali-
» sation toujours plus intensive : c’est dire tous les ef-
> forts, tout le travail qui incombent aux commerçants
>détaillants en face de cette envahissante concur-
» rence. » $
>
Il est de nature du capitalisme d’étendre ses opéra-
ons de plus en plus loin, d’abord extensivement, en
envahissant des pays de plus en plus lointains, puis
! L’auteur vient de citer le Warenhaus, la maison à suc-
cursales, et la maison de vente par catalogues.
? G. Brandenberger, La Croisée des routes, étude de la
situation en Suisse du commerce de détail de la branche
alimentaire, 1928. (Tirage à part du Journal des épiciers
suisses). Page 8.
$ André Blum, loc. cit, p. 7.