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CHAPITRE CINO.
La crise du petit corrmerce et la classe moyenne.
« Tout le monde est d’accord, avons-nous dit au cha-»
pitre premier *, pour compter les petits commerçants
» dans la classe moyenne. » Le moment est venu d’apporter
à cette affirmation les restrictions nécessaires.
Nous avons donné, au même lieu, certaines conditions
qui doivent être remplies pour qu’un sujet économique
puisse légitimement prétendre à appartenir à la classe
moyenne, Or, il est évident que les conditions ne sont pas
remplies par les milliers de détaillants que nous avons
déclarés surnuméraires. Ils ne possèdent pas un revenu
moyen : quand il n’est pas négatif et qu’ils ne se ruinent
pas, leur revenu n’est pas un revenu moyen : c’est un
revenu de prolétaire ?.
t Page 4. V. aussi p. 7.
? «Nicht alle Detaillisten kônnen zum Mittelstand gerech->net
werden ; die grosse Masse der sogenannten Zwergbzbtricbe
führen ein ausgesprochen proletarisches Dasein. »
Faucherre, Mittelstandsbewequna und Konsumagenossenschaften,
p. 4).
«En résumé, d’un côté, frais généraux qui ne cessent de
» s'accroître : impôts, loyers, transports, assurances, em-»
ployés, etc, d’un autre côté diminution des bénéfices, voi->là
l'étau dans lequel est enserré le commerce de détail.
» Sera-t-il finalement écrasé ? voilà le point.
» Certains sociologues l’espèrent et s’en réjouissent comme
» d’un bien.» (L. Goyard, op. cit. p. 3.) La dernière phrase
vise peut-être Leroy-Beaulieu, mais celui-ci n’était pas seul
de son avis; nous avons affaire ici avec toute une école,
comme en témoigne cette phrase de Hentschel, op. cit. p.
29: «Noch weniger aber ist eine Auffassung berechtigt die
»etwa seit den 80er Jahren des vorigen Jahrhunderts den
> kleinen « Epicier du coin » jede Existenzberechtigung ab-»streitet
und sie als «Parasiten der Gesellschaft » bezeichpnei.»
Voir aussi à ce propos notre note 1, page 0