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»lants, aussi bien qu’il serait désirable dans l’intérêt
» du petit commerce, combien cette aide à soi-même est
» féconde, cela surtout parce qu’on n’est pas ou pas en-
» core assez instruit des moyens dont elle dispose. » *
L'auteur des lignes qui précèdent est parfaitement
d'avis que la question d’une protection officielle du petit
commerce doit se poser, puisqu'il est la partie la plus
faible dans sa lutte contre le commerce capitaliste?, Il
estime que l’idée, au premier abord choquante, d’un
impôt spécial sur les Warenhäuser, peut parfaite-
ment se légitimer si l’on n’ambitionne pas la prohibi-
tion des grands magasins, mais seulement des mesures
ralentissant leur développement, de façon à donner aux
petits détaillants le temps nécessaire pour s'adapter à
cette redoutable concurrence *.
Wernicke, dont l’intransigeance libérale a été mise
en lumière par nombre de nos précédentes citations,
n’est cependant pas adversaire de principe de toute in-
tervention officielle. C’est sur le degré, la nature et le
but de l'intervention qu’il n’est pas d’accord avec les
* «Es gilt, der Gesetzgebung die ihr entsprechenden Auf-
> gaben zum Schutze des Kleinhandels zuzuweisen, es gilt aber
»auch, in Erkenntnis der durch die Entwicklung der Din-
» ge gebotenen Notwendigkeit die verschiedenen Mittel der
y» Selbsthilje als sehr bedeutsam zur Hebung des Kleinhan-
» dels zu würdigen. Namentlich der letzt genannten Aufga-
>be wird man in Detaillistenkreisen noch nicht in einem
> Masse gerecht, wie es im Interesse des Kleinhandels wün-
»schenswert wäre, hauptsächlich deshalb, weil man über
>die Mittel nicht oder nicht genügend unterrichtet ist.»
(Engel, Neue Aufgaben des Kleinhandels, p. 3. Ces lignes
datent de 1907, et la compréhension, par les détaillants, de
leur propre cause s’est certainement améliorée depuis lors.)
? «Wir meinen, dass, wie beim Handwerk, so auch im
» Detailhandel unter diesem Gesichtspunkt ein staatlicher
» Schutz des Detailhandels wohl gerechtfertigt erscheint. »
(op. cit, p. 53)
3 CÎ. op. cit, p. 56.