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sitive. Or, tandis que la société bâloise date de 1900,
deux sociétés allemandes ayant enregistré des succès
éclatants, celle de Hanovre et celle de Brême (Brema) ‘
remontent, la première à 1898, la seconde à 1899. C’est à
1899 également que remonte le service d’escompte de
Magdebourg*. Il résulte de cette indépendance des sociétés
suisses et allemandes, quant à l’origine et aux circonstances
de leur développement, une notable différence
de structure. *.
Les services d’escompte constituent si peu une création
ex nihilo de la politique positive, qu’il y a lieu plutôt de
voir en eux la transformation très adroite d’un vieil
abus qui ruinait les détaillants en une institution qui
leur assure les plus grands avantages. Le rabais, qui
exprime normalement la valeur du service que le client
rend au commerçant en le payant immédiatement, a été
longtemps, et est encore pour certains détaillants restés
en dehors de l’organisation professionnelle, un simple
instrument d’avilissement des prix en faveur de certains
groupes sociaux dont la clientèle est particulièrement
recherchée, en particulier des fonctionnaires. Les associations
de fonctionnaires et leurs prétentions ont exercé
une influence dévastatrice sur l’évolution de la situation
du petit commerce. Avant la fondation du service
d’escompte de Hanovre, il était consenti par certaines
maisons des rabais allant jusqu’à 50 % à des fonctionnaires
hanovriens. * ©
* Sur la Brema, cf. l’article de Bôhm : Ueber Rabattsparpereine
dans la Zeitschrift für die gesamt. Staatsw. ?
l'ebruarheft 1905.
? Ct. Faucherre, op. cit, p. 55.
> Ibid, p. 57.
Faucherre, op. cit, p. 12.
3 Encore aujourd’hui, on trouve des institutions de bienfaisance
(?) et de progrès social (!) pour obtenir de détaillants
retardataires des rabais spéciaux en faveur de leurs