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Avant de voter ce texte, le Congrès avait entendu de
nombreux rapports sur la question. *
Le premier exposé avait été celui de « Edeka », coopérative
des commerçants en détail d'Allemagne, à Berlin.?
Le rapporteur avait désigné trois types de sociétés
d’achat : les sociétés simples, les sociétés coopératives,
les sociétés par actions, Les petites coopératives
manquant de capital jouent le rôle de simples commissionnaires.
Le rôle d’acheteurs a été adopté par les
grands groupements et par les sociétés qui, par suite de
leur ancienneté, sont solidement constituées. « Un autre
» problème à résoudre, c’est celui de la manière d’effectuer
les commandes individuelles. Certaines coopéra->
tives font visiter leurs membres par un voyageur.
» D’autres communiquent les prix par circulaires heb->
domadaires, bi-mensuelles ou mensuelles; Le plus
» souvent ont lieu à la coopérative des journées d'achats,
» Chaque semaine, tous les quinze jours ou tous les mois.
» Les offres sont alors discutées et chaque membre passe
>la commande des marchandises dont il a besoin. Ces
» assemblées ont toutefois donné lieu à des difficultés
>
1 Voir les résolutions, tractandum No 2: Les achats en
commun, pp. 396 seq. L’exposé de la situation en Allemagne
se trouve aux pagesi 401-402 (résumé français); le résumé
français du rapport sur la situation en Autriche est à la
page 402. Page 406 se trouve le résumé français de l’exposé
de M. Brandenberger, directeur de l’« Union», à Olten.
? Edeka veut dire E. D. K. (Einkaufsgenossenschaft Deutscher
Kaufleute). Il est à remarquer que les détaillants d’Alsace-Lorraine
ont conservé ce nom à leur société d’achat,
au grand scandale des patriotes, quoique l’Edeka d’Alsace-Lorraine
soit, depuis la guerre, complètement distincte de la
société allemande. Ce menu fait est symptomatique du crédit
que, dès avant 1918, la société d’achat en commun avait
acquis sur les esprits en Alsace-Lorraine.
Ceci n’empêche pas les personnalités qui dirigent en AIsace-Lorraine
les destinées coopératives du petit commerce
d’estimer que les achats en commun ne sont pas encore assez
développés dans ce pays. Ainsi M. André Blum, déjà cité.