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ses engagements, le détaillant doit exiger le paiement
comptant, ce qui n’est qu’un bienfait, pour le commerçant
comme pour le consommateur.
Rien de plus naturel que les efforts individuels du
commerce de détail trouvent des adversaires. Le commerce
de gros notamment se sent préjudicié par ce
mouvement d’émancipation, par l’importation directe et
la tendance qu’ont les sociétés d’achat d'augmenter les
relations directes entre le fabricant et le détaillant. Les
grossistes ont donc tout essayé pour enrayer cette évolution.
Ils sont allés jusqu’à employer l'arme du boycott.
Peine perdue. Une fois de plus, le char du progrès a
avancé irrésistiblement et les grossistes en ont été pour
leurs frais. Il est entendu que l’activité des sociétés d'achat
empiète sur le terrain du commerce de gros, Mais
aucune d’entre elles ne connaît la contrainte d'acheter
à l'égard des membres. S’ils sont capables de supporter
la concurrence, les grossistes peuvent par conséquent
lutter avec elles quant aux prix. Le commerce de gros ne
possède, du reste, aucun monopole et si, au lieu de soutenir
les coopératives naissantes, il eût appuyé le commerce
privé, il ne serait pas aujourd’hui en concurrence
avec les sociétés d’achat. Ces dernières n’existeraient
pas.
L'origine, la forme et le travail des sociétés d’achat
dénotent les mêmes particularités dans les différentes
branches. Après un début modeste, les organisations se
développèrent et ne tardèrent pas à jouer un rôle important
dans l’économie des peuples. Dans notre pays, les
associations d'achat en commun sont nombreuses. Nous
ne retiendrons ici que celles de la branche alimentaire
qui nous touchent de plus près et qui sont, de loin, les
plus importantes.
La première société d’achat créée en Suisse fut la Sociélé
commerciale suisse (Schweiz, Handelsgesellschaft)
fondée en 1883, à Oerlikon, dans le but de pourvoir di-