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épiciers zurichois d’être mieux en mesure de soutenir la
concurrence d’adversaires très puissants. L’ « Union » a
formé et forme encore dans tout le pays des groupements
qui font venir des marchandises des entrepôts ou
par wagons pris à une gare frontière ou à Olten. Les
tarifs élevés des chemins de fer obligent les membres à
profiter de tous les avantages de l’approvisionnement
par wagons, de la répartition immédiale aux sociétaires
d’une même région, de l’emploi rationnel des camions,
etc. A joutons encore que l’ « Union », pour ne pas désavantager
ses adhérents des contrées éloignées, livre ses
marchandises franco de port jusqu’à concurrence de
fr. 3—. La « Kolonial » E. G. réapprovisionne ses sociétaires
uniquement par camions.
Malgré les circonstances économiques défavorables,
créées par la guerre, les sociétés d’achat ont sans cesse
augmenté leur chiffre d’affaires. Celui-ci s’élève aujourd’hui
à près de cent millions de francs pour les différentes
sociétés. Tandis que la période critique de la
baisse des prix se montrait si féconde en conséquences
funestes pour les coopératives de consommation, elle a
pu être surmontée par toutes les sociétés et cela grâce à
une administration judicieuse et une solide base financière.
Tout laisse prévoir que les années prochaines leur
apporteront un essor plus grand. Après les maladies infantiles
inévitables et les premiers tâtonnements, l’horizon
s’est éclairci et l’achat en commun peut envisager
l’avenir avec confiance. Des améliorations sont, certes,
toujours possibles et partout on cherche à les appliquer
en s'inspirant de l'expérience acquise.
Voici quelques chiffres qui donnent une idée de la
prospérité et de l’extension prise par l’achat en commun
dans notre pays :
Chiffre d’affaires de la « Liga»,
1915. . . fr. 1057000
(920. » 3495 000