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vices d’escompte. Il estime que les frais consentis ont été
couverts une douzaine de fois par les avantages obtenus.
A un certain point de vue, on peut regretter que celte
presse gratuite. soit gratuite, Comme elle donne en
effet des articles de portée générale, des articles récréa-
lifs, et même certaines informations, elle représente une
concurrence non négligeable pour la presse payante,
pour la presse moyenne en particulier, laquelle, on le
sait, a déjà pas mal de peine à vivre. Tant il est vrai
qu’il est difficile de réaliser son propre bien, même fort
légitime, sans nuire à personne. Les détaillants ont ici
pour excuse, comme dans le cas de la création de socié-
tés d’achat ou de celle de succursales, la nécessité
d’adopter les armes de leurs adversaires pour pouvoir
leur tenir tête. Il est absolument impossible de laisser
le public sous la seule influence de la presse gratuite
des coopératives. Celle-ci veut un antidote. Mais la pres-
se défensive de la classe moyenne ne saurait être uni-
quement défensive, sous peine de ne pas être lue. Il faut
qu’elle s’attache le lecteur en le captivant, en même
temps qu’elle l’instruise économiquement et socialement.
Elle offre aussi aux détaillants organisés un puissant
moyen de réclame.
Les journaux adversaires de la classe moyenne ne
peuvent donc se combattre que par d’autres journaux.
«Nous savons. que certains de nos adversaires, au
» moyen de la presse, ne se lassent pas d'attaquer les
» détaillants : nous connaissons cette ‘espèce de mer-
» cantis et nous avons entendu et entendons comment
>ils dorent la pilule aux gogos. Que pourrions-nous
> faire là-contre, si nous n’avions pas l’appui de nos
> organisations professionnelles ? Le journal de l’Ache-
» feur est vraiment une puissante arme aux mains des
petits négociants ; il est un agitateur inlassable et
> tenace, qui mériterait encore d’être mieux apprécié de
>la part de chaque détaillant. On le craint, tout en le