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s considérant, et c’est pourquoi il est constamment en
» butte aux attaques de la presse coopérative. Mais le
> Journal des détaillants tient bon, et la modeste sub->
vention que lui accordent les membres rapporte au
> centuple, en procurant au commerçant individuel une
> Clientèle toujours plus nombreuse, N'oubliez pas
» Cela. » !
A côté de la presse pour consommateurs, il faut citer
la presse pour détaillants, dont le rôle est essentiel.
Elle sert de liaison entre l’organisation professionnelle
et ses membres, permet d’arriver à l’unité de conduite
et de vues ; elle est un instrument de formation professionnelle
; ses avertissements commerciaux évitent de
coûteuses erreurs ; elle déracine les préjugés, combat les
pratiques nuisibles qui affaiblissent le corps de métier
et qui n’ont parfois d'autre excuse que d’être très anciennes
; il lui arrive aussi de devoir étaler au grand
jour certaines malpropretés morales et commerciales
Jue se permettent pour leur profit certains amis prélendus
des détaillants, et qui, sans cela, floriraient dans
l'ombre. La pression salutaire exercée par les organisalions
professionnelles sur les fabricants et les grossistes,
qui ont appris à compter avec le petit commerce, a
en grande partie eu la presse pour instrument, non pas
la grande presse, peu disposée à se compromettre, mais
la presse professionnelle. La citation suivante souligne
quelques points intéressants et montre comment l’Association
des Epiciers suisses comprend le rôle de la
presse professionnelle :
« Ce n’est pas dans les journaux de l’Association que
» les attaques dirigées contre le petit commerce peuvent
être réfutées avec le plus d’efficacité. Lu par des épi->
! Article déjà cité : Le timbre-rabaïs, du Journal suisse des
artisans et commerçants, qui emprunte le passage que nous
reproduisons à un rapport du service d’escompte de Lurerne