ira en diminuant, le commerce des chaussures, la con-
fection, etc.
Il est évidemment difficile, dans l’épicerie, de faire
par an pour 500,000 francs de ventes en n’occupant que
cinq personnes. C’est dire que la définition de Champion
englobe celle que nous avions précédemment donnée.
Les considérations qui précédent nous permettront de
savoir de quoi nous parlons quand nous énoncerons les
mots de détaillants, petits commerçants, etc. ce qui est
l’essentiel. Nous n’avons pas réussi, il est vrai, à déli-
miter absolument ces notions, mais, comme nous raison-
nerons sur des cas moyens, et non sur des cas extrêmes,
il n’en résultera pas d’inconvénients.
Toutefois, la question du partage des « sortes» de
marchandises entre les différents négoces ayant joué
un rôle important dans divers débats relatifs à la con-
currence *, il ne nous paraît pas inutile de nous livrer
t Une des panacées proposées par les imaginations fertiles
des partisans de la politique d’extirpation des grands ma-
gasins par des mesures législatives a été la répartition des
marchandises en groupes. Les plus enragés voulaient qu’il
fût interdit de tenir dans un même magasin des marchan-
dises appartenant à plus d’un nombre déterminé de groupes,
les autres se déclaraient satisfaits d’un impôt spécial frappant
les maisons tenant des marchandises appartenant à plus de
groupes que le nombre prescrit. (Cf. Wernicke, op. cit. pas-
sim.). Il est curieux qu’on voie toujours plus facilement la
paille dans l’œil d’autrui que la poutre dans le sien propre.
S'il est de la nature du grand bazar de vendre les marchandi-
ses les plus disparates, il est au contraire de celle du petit ma-
gasin de se spécialiser ; c’est le petit commerçant qui aurait
besoin qu’on l’empéchât de vendre trop de choses n’allant pas
ensemble. Plusieurs auteurs sont d’accord là-dessus, Sigfried
Bloch dit, à la page 36 de ses « Beobachtungen aus dem Leben
erfahrener Kaufleute » (Zurich, 1909, Verlag Rascher’s Er-
ben) :
« Die Kleinhändler klagen über die Konkurrenz der Wa-
» renhäuser, Konsumvereine, landwirtschaftlichen Genossen-
»schaften, Privatreisenden, Filial- und Versandgeschäfte
pu. s. w. und übersehen gelegentlich, dass sich jeder Betrieb