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» pacités moyennes pullulent dans un pays civilisé. IL y
»a beaucoup plus aujourd’hui qu’autrefois d'hommes
» ayant l'esprit ouvert, possédant certaines connaissan-
» ces techniques, quelque entente des affaires, un certain
» don d’organisation ; toutes ces qualités sont dans quel-
» que mesure devenues vulgaires. Il est rare encore de
»les trouver toutes concentrées à un très haut degré
» chez le même individu ; mais elles existent à un degré
» suffisant chez un assez grand nombre d'hommes, pour
» que le recrutement de la classe des industriels et des
> commerçants soit plutôt surabondant. Il résulte en-
> core de cette circonstance une tendance à l’abaissement
des profits » *.
D’où vient donc la nuée d’incapables ou de demi-
rapables qui met le commerce de détail en coupe ré-
slée ? Sur ce point important, les documents abondent.
Comme on ne voit pas l’épicier faire de grands efforts
musculaires et travailler de ses mains, on croit qu’il n’a
rien à faire :
« Chez beaucoup de ceux, beaucoup trop nombreux, qui
> se vouent au commerce, la préférence montrée à cette
» carrière ne provient pas peu de l’idée erronée qu'il est
facile de jouer au marchand et pas difficile de gagner
> de l’argent à ce jeu » °.
Cette facilité apparente de la carrière commerciale
2n fait le rendez-vous de tous les ratés :
« Le petit commerce est ainsi devenu le grand récep-
»tacle des nombreuses personnes qui désespèrent de
» s'assurer des ressources par un autre moyen. Aussi
> longtemps que le petit commerce devra absorber le
-
t Leroy-Beaulieu, op. cit, p. 301.
? «Bei manchen der « Vielzuvielen:», die sich dem Han-
> delsstande widmen, ist die Bevorzugung der Handelstätig-
> keit nicht zuletzt auf den Irrtum zurückzuführen, Kauf-
) mann zu spielen, sei leicht, und dabei Geld zu verdienen,
> nicht schwer ». (Dr. August Engel, op. cit, p. 10).