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une société d'aide mutuelle, et, ce qui est mieux, une
association de progrès mutuel.
Les services d'aide directe aux membres sont sus-
ceptibles d’un très grand développement. À la page
159 du numéro déjà cité du Bulletin de l'Institut inter-
national des Classes moyennes, il est parlé du service de
renseignements de la Fédération générale des petits
commerçants allemands. « À ce service est attaché un
»état-major d’organisateurs expérimentés de petites
»exploilations commerciales. Ces hommes disposent
» d’une expérience de premier ordre.
« Le service s’attache principalement à aider indivi-
» duellement les petits commerçants dans l’amélioration
>de leur comptabilité, l’établissement de statistiques
» d'exploitation, facilitant le contrôle et le recours à des
» mesures efficaces. Il est encore à leur disposition pour
» le contrôle et le calcul des prix de revient, l’accroisse-
» ment du rendement de la réclame et l’enseignement
» de méthodes de vente efficaces.
«Il faut croire que les intéressés apprécient haute-
» ment la valeur de la nouvelle institution, car ils y font
sun appel très fréquent. »
Autrement dit, jointes aux sociétés d’achat, les asso-
ciations professionnelles de détaillants accomplissent
pleinement le programme de réformes que leur prescri-
vait Clerget, en regrettant qu’elles eussent préféré la
voie facile de la politique négative :
« La rénovation doit venir d’une meilleure adaptation
» au milieu. Les réformes devraient consister dans l’ap-
> propriation des méthodes qui ont fait le succès du
» grand magasin : établissement du prix fixe ; soin plus
» grand de l’étalage ; création de syndicats pour l’achat
» en commun, qui se heurte, d’ailleurs, à l’individualis-
»me et à la défiance, et aussi à la difficulté de placer
> une capacité dirigeante à la tête du groupement. Il
> faudrait encore ajouter un développement plus grand