146 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE
tries à la fois dès le début, et que les variations qui se produisirent
dans la suite furent d’un ordre de grandeur insignifiant par rapport au
chômage général.
2. Nos relevés nous permettaient de connaître exactement la
proportion de chômeurs complets et de chômeurs partiels.
Dans l’industrie, nous constatämes :
A la vingt-troisième quinzaine (février 1916) 69,14 pour cent de
chômeurs complets et 30,86 pour cent de chômeurs partiels :
A la trentième quinzaine (mai-juin 1916) 69,76 pour cent de chô-
meurs complets et 30,24 pour cent de chômeurs partiels ;
A la quarante-deuxième quinzaine (novembre 1916) 70,40 pour
cent de chômeurs complets et 29,60 pour cent de chômeurs partiels ;
A la cinquantième quinzaine (mars 1917) 73,64 pour cent de chô-
meurs complets et 26,36 pour cent de chômeurs partiels.
Il y eut donc une augmentation relative très marquée de chômeurs
complets, qui s’explique par l’augmentation progressive du nombre
des établissements qui devaient cesser complètement leur activité.
Dans le commerce, ce fut plutôt l’inverse : il y eut une diminution
des chômeurs complets dans les deux dernières quinzaines étudiées,
par rapport aux deux premières ; mais la cinquantième vit se mainte-
nir le chiffre de la quarante-deuxième. Au demeurant, le nombre de
chômeurs du commerce était minime et n’avait pas grande influence
sur le résultat.
Les chiffres étaient, pour le commerce :
A la vingt-troisième quinzaine, 79,60 pour cent de chômeurs com”
plets et 20,40 pour cent de chômeurs partiels :
A la trentième quinzaine, 79 pour cent de chômeurs complets et
21 pour cent de chômeurs partiels ;
A la quarante-deuxième quinzaine, 76,18 pour cent de chômeurs
complets et 23,82 pour cent de chômeurs partiels ;
A la cinquantième quinzaine, 76,55 pour cent de chômeurs com-
plets et 23,45 pour cent de chômeurs partiels.
On trouvera aux annexes, le tableau complet de la répartition pour
les quatre quinzaines considérées.
3. Nous pouvions ensuite connaître la composition des ménages
SECOUTr us.
Sans doute ce n’était pas une étude démographique et nous ne
connaissons pas la composition complète des ménages : il pouvait
aussi y avoir des enfants entre 10 et 16 ans qui travaillaient, ainsi
que des enfants au-dessus de 16 ans non chômeurs. Nous ne con-
naissions donc que les personnes secourues à titre de chômeurs ou