DE L’ADIUATIQUE AU DANUBE.
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devant la porte de fer de la salle où, depuis 1771, ont été déposés les
insignes de la royauté magyare : la couronne, enrichie de cinquante-trois
saphirs, de cinquante rubis, d’une émeraude et de huit cent trente-huit
perles : couronne donnée à saint Étienne, en l’an 1000, par le pape Syl
vestre II; le sceptre et le globe, l’épée, les gants, les bas, les sandales et
le manteau en soie bleue pâle sur lequel la reine Gisèle, épouse de saint
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Mademoiselle^Cornélie Székely.
Étienne, a brodé de sa propre main les images de la Vierge et du Christ en
croix 1 .
La couronne est enfermée dans un coffre de fer scellé des sceaux du
palatin, du primat, des deux gardiens de la couronne et du commissaire
royal. On ne la retire de cette cassette que trois jours avant le couronnement
du roi ; et pendant les trois jours qui suivent la cérémonie, elle reste expo
sée à la vue du public. De tout temps, cette couronne a été regardée comme
un talisman national et le symbole merveilleux du pouvoir. Le souverain
qui ne 1 a pas eue sur sa tête est considéré comme un usurpateur. Personne
Le crâne de saint Étienne se trouve à la cathédrale d’Albe-Royale, le Saint-Denis de la
Hongrie.