564 l’allemagne économique.
que rexpérimentatioii, quand elle est prématiir(^e,
entraîne après elle en pareille matière. Et voilà
pourquoi la majorité du parlement douanier, quoique
inclinant plus vers le libre-échange que vers la
protection, ne se résolut, sans que même des étrangers
comme nous pussent lui en savoir trop mauvais
gré, à des suppressions ou à des modérations de
droits que dans les cas où il lui était démontré par
des faits que l’industrie allemande était capable de
soutenir tout de même la lutte avec avantage. Un
certain tact politique paraît avoir fait plus ici que
tous les arguments des protectionnistes.
Cenx-ci comptaient dans leurs rangs des hommes
comme Stumm, de Sybel et autres, que leurs intérêts
y fixaient, ou bien des personnalités appartenant
à la science pure. La première place parmi ces dernières
revenait sans conteste à un des représentants du
Wurtemberg, le célèbre docteur Molli, pour l’étendue
de ses connaissances aussi bien que pour son zèle
et son inébranlable constance. Mais, quoiqu’il disposât
d’une plus grande somme de savoir et fût animé
peut-être d’une conviction plus ferme que beaucoup
de ses adversaires, il n’est guère possible de
le féliciter des lances qu’il rompit dans l’intérêt du
système protecteur. Lui aussi a justifié la vérité de
la rétlexion de ce sage de la Grèce, qui trouvait
chose difficile de garder la mesure, et, en donnant
dans ses plaidoyers si nombreux une extension immodérée
à ses théories protectionnistes, il a certaine-