ORGANISATIONS PATRONALES
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conflit s’arrange rapidement et même presque toujours,
à moins de frais. Mais alors et sans exception, il arrive
deux choses. D’abord, les délégués tirent largement va
nité de la mission accomplie et du soi-disant service
rendu aux ouvriers, en faisant ressortir les difficultés
qu’ils sont censés avoir rencontrées pour vaincre la résis
tance du patron. Car, ce n’est pas le patron qui a accordé;
ce sont les délégués qui ont exigé et ont fini par obtenir.
Et le résultat atteint est celui-ci, c’est que l’on a tout
simplement coopéré à affermir la situation et l’influence
desdits délégués, au détriment de la considération des
ouvriers pour leur patron.
Puis encore, et comme il est indispensable que les
délégués fassent preuve d activité et que leur traitement
ait sa raison d’être, de nouvelles exigences ne tardent
pas à éclore, non surdes questions de salaires,générale
ment, mais relativement à des points de règlement et
d’administration intérieure. Naturellement, les délégués
interviennent encore. Si bien qu’en prolongeant ce sys
tème, les usines seraient en peu de temps conduites, non
par le patron et son personnel, mais par les délégués des
organisations ouvrières, qui n’ont en vue autre chose
que la substitution de l’organisation socialiste au régime
actuel.
Il existe des Associations de fabricants de même indus
trie dans le but de réglementer la production, les prix de
vente, les conditions de vente, en un mot d’influencer le
marché d’un produit dans une mesure plus ou moins
grande, et allant même jusqu’à pour ainsi dire l’acca
parer. Ces associations existent dans les industries qui
concernent les charbons, le fer brut, le papier, le ciment
L.