264 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
de l’Ems, de l’Escaut et du Rhin devraient être con
sidérés comme des avant-ports de l’association doua
nière; et cette égalité parfaite qu’il s’agissait de réali
ser dans un traité de navigation paraissait à Al. En
gelhardt devoir par trop exclusivement favoriser la
Prusse pour que la France pût prêter la main à sem
blable traité san s des concessions de tarif importantes.
Toutefois le cabinet des Tuileries, ne désespérant.
pas de voir aboutir à une entente finale les pourpar
lers qui avaient eu lieu, fit proposer par son chargé
d’affaires, M. Humaun, de les reprendre à Paris
même; mais la Prusse, qui, en réponse à cette ou
verture, demanda à se concerter au préalable avec
les autres membres du Zollverein, n y donna pas
d’autre suite, soit que les espérances fondées par le
gouvernement français su ries premières négociations
ne fussent pas partagées de l’autre côté du lUiiu,
soit que la situation politique, et l’expiration immi
nente des traités d’union parussent aussi rendre la
prolongation du débat sur ce point quelque peu in
tempestive. Cet accueil n’était pas fait sans doute
pour disposer favorablement l'administration fran
çaise dont la politique commerciale ne se recomman
dait pas d’ailleurs par un grand libéralisme et de
sages ménagements, et voilà comment l’ordonnance
du 24 septembre 1840 éleva à 8 Ir. le droit sui
les aiguilles, qui selon leur finesse s’était mû jusque-
là entre 1 et 2 fr. par kilogramme. Une telle mesure,
à laquelle étaient venues s’ajouter encore d autres