Full text : Oeuvres complètes

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DK  KA  1‘KOTECriON  ACCORDEE  A  K'ACRICUKTURE.
reuseinent  sur  la  quotité  de  Eimpôt  dont  l’article  est  grevé  dans  le
P»}  s  môme.
Mais  les  motifs  principaux  qui  fout  penser  au  comité  que  la  Cliaml>rc
  rejettera  la  prétendue  solidité  de  ce  principe,  sont  qu’il  est  permis
de  RC  demander  d’abord  si,  à  l’exception  de  la  soie,  les  protections
dont  on  couvre  nos  produits  nationaux  leur  sont  très  avantageuses.
effet,  comment  les  manufactures  étrangères  de  cotonnades,  de
lainages  et  de  quincaillerie,  pourraient-elles  soutenir  la  lutte  avec
les  produits  similaires  de  notre  pays,  lorsqu’il  iist  reconnu  que  nous
pouvons  les  livrer  à  plus  bas  prix  sur  leurs  marchés  mêmes  ;  lorsque
le  coton  et  la  laine,  ces  grands  instruments  de  notre  richesse  industrielle, ­
  paient  un  droit  d’importation  direct  qui  n'est  pas  restitué  à  la
Sortie  des  matières  fabriquées,  et  qu’ils  sont  soumis,  de  plus,  à  ces
impôts  indirects  qui  frappent  aussi  bien  les  capitaux  ind  ustriels  qu
les  capitaux  apricoles.  »
Ces  raisonnements  sont  suivis  d’autres  passages  qui  tous  sont  exet^ellents,
  et  tendent  à  démontrer  que  la  protection  dont  on  croit  les
^(Diufactures  entourées  n’est  qu’imaginaire.  Et  dans  le  cas  où  elle  ne
le  serait  pas,  nous  avons  les  arguments  de  M.  Grenville  pour  savoir
ffD  il  n’y  aurait  pas  là  de  motif  suflisant  pour  étendre  le  même  pri-'liège
  à  l’agriculture.
J  espère  qué,  même  dans  la  session  actuelle  du  Parlement,  nous  an-Dulcrons
  quelques-unes  de  ces  lois  dangereuses.  Des  doctrines  plus
^^iiies  semblent  s’introduire  peu  à  peu  dans  le  domaine  législatif,  et
1  absurde  jalousie  qui  animait  le  cœur  de  nos  aïeux  fera  place  à  cette
^ouce  conviction,  qu’en  favorisant  le  progrès  des  autres  nations  au
^^yen  de  la  liberté  commerciale,  nous  contribuons  plus  énergiqueencore
  à  développer  notre  propre  richesse.
1  passage  que  nous  avons  emprunté  au  rapport  a  encore  une
®Dtre  utilité.  Il  démontre  que  celui  qui  l’a  rédigé  s’est  formé  une
*dée  exacte  de  ce  que  peut  et  doit  être  un  droit  compensateur.  II
y  dit  en  effet  «  que  le  droit  sur  l’importation  du  verre  est  destiné
grande  partie  à  balancer  la  taxe  dont  l’article  est  grevé  dans  le
pays  même,  a)  par  quel  miracle  d’argumentation  pourra-1-ou  concice
  passage  avec  cette  recommandation  formelle  des  deux  rapports’.^ ­
  établissant  un  droit  sur  les  céréales,  on  devra  le  calculer
^0  manière  à  ce  qu’il  comble  la  différence  qui  existe  entre  le  chiffre
producliüH,  du  transport,  des  profils  répartis  au  cultivateur
^‘atioiial,  et  les  sommes  que  le  cultivateur  des  lieux  ordinaires  de  nos
approvisionnements  doit  recevoir  pour  le  profit  de  ses  capitaux,  et
            
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