Full text: Oeuvres complètes

DE LA 1*I{()TECÏDL\ ACUmDÉE A L’AGDICULTL'IiE. H8I 
(ju’on puisse consacrer à achclcr tout le froment jeté à la 
•àte sur le marché. J1 ne faut plus, dès lors, pour éveiller l’es- 
piit de s|)éculation que la prohabilité d’un approvisionnement moin- 
d une demande additionnelle ou d’une augmentation de valeur. Si 
^tte probabilité acquiert quelque consistance, si elle se répand dans 
^ esprits, nous aurons bientôt à signaler un redoublement d’activité 
Hrmi les spéculateurs sur les blés. Lorsque les prévisions de tous 
^•saient craindre des pluies continuelles avant la récolte de l’année 
^ ernière, n avons-nous pas vu une hausse subite se manifester dans la 
® ^ur du blé? Sur quelles bases s’établit ce renchérissement im- 
j ^diat si ce n’est sur la prévision d’une disette probable et d’une 
ausse future? 11 n’est donc pas besoin des encouragements du 
B^auvei nement. Si avant la répartition de la récolte prochaine il se 
aanifeste quelques symptômes de disette, il se trouvera, certes, des 
^I^culateurs disposés à utiliser leurs capitaux. La diiférence entre 
“‘t^rét de trois pour cent et de cinq pour cent, est insigni- 
jante dans des opérations aussi hardies et, relativement au public, 
peut la négliger dans 1 appréciation des avantages inhérents a 
telle mesure. 
^it que des avances de ce geiu*e ont été faites au corn 
ju. d une circonstance, et l’on en conclut qu’il serait in- 
_^ste d’enlever à l’agriculture les mêmes avantages. En premier lieu 
que cette mesure puisse jamais être parfaitement légitime, et, 
¡.ç .! ^’Bt évident que les réclamations des classes commerciales 
_ ondaientsurdes considérations bien différentes de celles qu’invo- 
I’asriculturc. 
^^asscR oommcrcialos sont assujetties à des moments de stagna- 
‘lu *i guerre peut leur fermer les marchés en vue des- 
Pro 1^ donné un nouvel essor à la fabrication de leurs 
Ppt c’est seulement à ces époques de désordres politiques que 
^ avances. J.es commercants règlent leurs né- 
Ic moyen de lettres de change qu’ils comptent payer avec 
(lité de leurs marchandises. Les échéances marchent avec rapi- 
lutii^ ^''"tqu'ds y fassent honneur, sous peine de perdre leur répu- 
(.,1 fortune. Tout ce qu’ils réclament, c’est du temps; car 
de diminuer la production des objets qui sont moins de- 
l^*'ul) toujours surs de pouvoir les écouler,en supportant 
fèrcT ' considérable. La situation du fermier ne dif 
‘Hé 1'"^^ (’(nn|)létementde celle ci ? Où sont ses billets, où sont ses 
^Dees inllexibics? L’avenir deses opérations dépend il d’uu seul
	        
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