OEUVRES DIVERSES.
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12 millions st. pour les trois premières années, 14 millions pour la
quatrième et 16 millions pour les années suivantes; formant en 14 ans
un total de 210 millions, pour lesquels on aurait aliéné, à raison
de 10 p. 0/0, la totalité des taxes de guerre. Il fut calculé que, pa>
raction de ramortissement, chaque dette se trouverait éteinte au bout
de 14 ans, et que, par conséquent, les 1,200,0001. st. réservées pour
l’intérêt et l’amortissement du premier emprunt seraient libérées et
attribuées à l’emprunt de la quinzième année. A la fin de la quinzième
année, une somme égale devait se trouver disponible, et ainsi de suite
chaque année. De cette manière les emprunts pouvaient se perpétuer
indéfiniment.
Mais il était facile de voir que les sommes enlevées aux contribu
tions générales pour le service de la dette, ne pouvaient servir eu
même temps pour les dépenses du pays ; le déficit de 11 millions
devait infailliblement grandir chaque année, et à la fin de la quU'
torzième année, alors que les 21 millions de taxes de guerre auraient
été absorbés, ce déficit, au lieu d’être de 11 millions, aurait atteint
:12 millions.
Il fallait donc parer à ce déficit croissant, et pour cela, on ium
gina de lever des emprunts supplémentaires qui grand raient cba-
que année, et dont on couvrirait l’intérêt et l’amortissement
des taxes annuelles permanentes : — l’amortissement étant poi’t»^
à 1 p. O/o.
Par ce projet, et après un intervalle de quinze années, en aU'
mettant que la guerre eut duré aussi longtemps, l’emprunt réguli‘^>'
eût été de 12 millions, et l’emprunt supplémentaire de 20 milliou^*
Dans le cas où les dépenses de la guerre auraient excédé les éva
luations de l’Échiquier, on y aurait pourv u par d’autres moyens.
Comme le ministre qui avait conçu ce plan diflicile ne resta pas aO
pouvoir, on ne l’appliqua que pendant une année. < Cn comparait
le mérite des différents systèmes, dit le IX Hamilton, les seuls pobd^
qu’il soit nécessaire d’étudier sont : — le montant des empruid''
contractés ; la portion de ces emprunts qui a été rachetée ; 1 i***^
rêt desservi , et les sommes prélevées au moyen des taxes, l a elas
. sificalion des emprunts en dillérentes catégories, et l’application
certains fonds au paiement des intérêts, sont des actes de nature o
ficielle ; et il importe peu au crédit public que ces actes soient ae
complis de telle manière ou de telle autre. Un système coin pi b|^^
peut embrouiller et égarer l’esprit du financier: il ne saurait jaiiia'^
améliorer une situation. » C’est ainsi que le professeur Mamiltoo «