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DE L’ADRIATIQUE AU DANUBE.
— Pourquoi veut-on encore augmenter nos impôts?
— Mais je ne sache pas qu’on veuille les augmenter, répondit M. X...
— Ces deux messieurs qui écrivent là sont des commissaires du gouver
nement. Croyez-vous que nous ne les connaissons pas? Ils relèvent le plan
de nos maisons.
— Pas le moins du monde, s’écria M. X... ; il y en a un — celui qui
est en veston — qui vient de Paris, et l’autre est un peintre.
Le paysan rentra dans le groupe, chuchota à l’oreille de ses camarades ;
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Intérieur du clan Borovèz
et tous me regardèrent comme un homme qui descend de la lune. Quand
je me fus suffisamment laissé voir, je donnai le signal du départ.
Dans la \aste plaine diaprée de champs de trèfle aux pompons roses, de
champs de maïs aux aigrettes d’argent, et de champs de froment aux épis
d or, le soleil déroulait ses larges nappes de lumière blonde. Et, de tous
cotés, précédées d avant-gardes de faucheurs, s avançaient des armées de
moissonneuses. Nous les voyions s’arrêter à intervalles égaux, se former
i api dement en carré pour exécuter un chant en chœur; puis, le couplet
a< he^é, se remettre avec ardeur à 1 ouvrage sous la surveillance de Yispan }