Full text : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

2 e  circulaire,  18  août  1853,  relative  à  Inapplication  des  règlements  précédents.
«Si  les  occupations  des  enfants  ne  paraissent  pas  avoir  pour  but  et  pour
«résultats  l’apprentissage  d’un  métier  déterminé,  ces  enfants  seront  considérés
«comme  travaillant  en  fabrique,  et  les  règlements  précédents  leur  seront
«  appliqués.
«Dans  le  cas  contraire,  on  se  contentera  de  l’observation  des  règles  géné-«
  raies  relatives  à  ¡’instruction  obligatoire.  C’est  ce  qui  peut  arriver  par  exemple
«si  les  enfants  sont  occupés  à  des  travaux  agricoles,  comme  la  fabrication  du
«sucre  de  betteraves.  Mais  l’enseignement  ne  doit  jamais  en  souffrir,  et  le
«fabricant  sera  passible  d’une  amende  pour  tous  les  enfants  qu’il  emploiera
«  sans  autorisation  de  l’instituteur  pendant  les  heures  destinées  à  l’étude.
Un  article  spécial  prescrit  de  surveiller  la  fabrique  aux  points  de  vue  de  la
salubrité  et  des  mœurs,  de  séparer  les  enfants  des  adultes  et  surtout  les  lilies
âgées  de  moins  de  seize  ans  des  hommes  et  des  garçons  ;  d’isoler  les  sexes,  s’il
y  a  des  dortoirs,  de  préposer  quelqu’un  à  l’arrivée  et  au  départ  des  enfants,  de
ne  faire,  en  général,  la  paye  qu’aux  parents;  d’examiner  si  le  genre  d’occupation, ­
  ou  la  nature  des  préparations  n’est  pas  nuisible  à  la  santé  des  enfants;  de
veiller  à  ce  qu’une  ventilation  convenable  soit  établie  dans  les  ateliers  où  il
se  développe  des  poussières.
On  y  rappelle  les  prescriptions  qui  limitent  à  six  heures  par  jour  le  travail
des  enfants  astreints  à  fréquenter  encore  l’école  primaire,  et  l’on  appelé  l’attention ­
  sur  l’utilité  d’une  instruction  complémentaire  qui  serait  également  utile
aux  contre-maîtres  et  aux  ouvriers.
Enfin  il  est  prescrit  que  les  livrets  d’ouvriers,  imprimés  par  les  soins  de  l’administration, ­
  devront  contenir  l’indication  des  ordres  précédents.
ÉCOLE  SUPÉRIEURE  DE  TISSAGE  A  ELBERFELD.
Dans  celte  ville,  dont  l’industrie,  spécialement  adonnée  au  tissage,  a  doublé
depuis  trente  ans  la  population,  l’on  a  établi  en  i8â5,  principalement  en  vue
des  besoins  de  cette  fabrication  locale,  une  école  supérieure  de  tissage  pour
laquelle  la  ville  a  fait  élever  un  bâtiment  spécial  très-convenable,  dont  le  mobilier ­
  a  été  fourni  par  l’Etat.
Cette  école  comprend  trois  divisions  distinctes,  dont  les  études  peuvent  être
cependant  suivies  par  tous  les  élèves
i"  division  Tissage.
2 e  division  Dessin  de  fabrique.
3*  division  Chimie,  écriture  d’impression.
            
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