Full text : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

—  220  —
Ecoles  élémentaires  supérieures  ayant  quatre  classes;
Ecoles  bourgeoises  (jBürgerschulen)  ayant  six  à  sept  classes.
Les  premières  ne  donnent  que  celte  partie  de  l’enseignement  que,  d’après
les  règlements  de  l’État,  tout  enfant  doit  acquérir,  savoir  :  l’instruction  religieuse, ­
  la  lecture,  l’écriture,  le  calcul,  le  chant,  et  pour  les  filles  les  ouvrages
de  leur  sexe.  A  l’occasion  de  la  lecture,  on  doit  apprendre  aux  élèves  ce  qu’il
y  a  de  plus  important  sur  les  sciences  naturelles  et  sur  la  forme  du  globe  terrestre. ­

Comme  accessoires,  les  enfants  peuvent  apprendre,  suivant  la  contrée,  la
taille  des  arbres,  l’éducation  des  abeilles,  l’élève  des  vers  à  soie,  la  culture  jardinière, ­
  etc.
Les  lois  de  l’État  rendent  l’instruction  obligatoire  dans  ce  degré  de  l’enseignement. ­

Règlements  pom'  l’instruction  primaire.  —  On  trouve  dans  l’ouvrage  intitulé
Organisation  politique  des  écoles  primaires  allemandes  (1)  pour  les  provinces*allerna ­
  nd  es  ,  hongroises,  lombardes,  vénitiennes  et  dalmates  les  prescriptions  suivantes ­
  :
«Art.  30.  Tous  les  enfants,  garçons  ou  filles,  aisés  ou  pauvres  doivent  fré-«
  queuter  l’école,  depuis  l’âge  de  six  ans  jusqu’à  celui  de  douze  ans  accomplis.
«  Chaque  école  paroissiale  ou  communale  doit  tenir  un  état  exact  du  nombre
«de  ces  enfants,  basé  sur  les  registres  de  baptême.  L’instituteur  et  le  délégué
«  local  font  chaque  année,  aux  vacances  d’automne,  un  relevé  par  maison  et  par
«famille,  des  enfants  existants.
«Art.  310.  Le  Gouvernement,  tenant  beaucoup  à  ce  que  les  fabricants  ne
«  manquent  pas  de  bras  et  à  ce  que  les  parents  pauvres  ne  soient  pas  privés  du
«gain  légitime  que  leurs  enfants  peuvent  faire,mais  attachant  une  égale  impor-«
  tance  à  ce  que  les  enfants  ne  soient  pas  élevés  dans  une  grossière  ignorance,
«mère  de  tous  les  vices,  il  y  aura  lieu  de  prendre  des  mesures  convenables
«  pour  que  les  enfants  reçoivent  de  leur  directeur  spirituel  et  de  l’instituteur  i’en-«seignementindispensable,
  soit  le  soir,  soit  les  dimanches  et  jours  de  fête,
«  moyennant  une  indemnité  payée  par  les  fabricants  ou  par  les  parents.
«  On  veillera  à  ce  que  les  enfants  ne  soient  pas  admis,  sans  nécessité,  à  trail ­
  y  ailler  dans  les  fabriques  avant  l’âge  de  neuf  ans.
«  Dans  les  campagnes  les  directeurs  spirituels  et  les  instituteurs  devront  orga-«
  niser  un  enseignement  gratuit  les  dimanches  et  jours  de  fête,  pour  les  enfants
«  de  treize  à  quinze  ans.  »

(l)  Politische  Verfaltung  der  deutschen  Volkschulen.  Vienne  1847-
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.