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Ecoles élémentaires supérieures ayant quatre classes;
Ecoles bourgeoises (jBürgerschulen) ayant six à sept classes.
Les premières ne donnent que celte partie de l’enseignement que, d’après
les règlements de l’État, tout enfant doit acquérir, savoir : l’instruction reli
gieuse, la lecture, l’écriture, le calcul, le chant, et pour les filles les ouvrages
de leur sexe. A l’occasion de la lecture, on doit apprendre aux élèves ce qu’il
y a de plus important sur les sciences naturelles et sur la forme du globe ter
restre.
Comme accessoires, les enfants peuvent apprendre, suivant la contrée, la
taille des arbres, l’éducation des abeilles, l’élève des vers à soie, la culture jar
dinière, etc.
Les lois de l’État rendent l’instruction obligatoire dans ce degré de l’ensei
gnement.
Règlements pom' l’instruction primaire. — On trouve dans l’ouvrage intitulé
Organisation politique des écoles primaires allemandes (1) pour les provinces*alle
rna nd es , hongroises, lombardes, vénitiennes et dalmates les prescriptions sui
vantes :
«Art. 30. Tous les enfants, garçons ou filles, aisés ou pauvres doivent fré-
« queuter l’école, depuis l’âge de six ans jusqu’à celui de douze ans accomplis.
« Chaque école paroissiale ou communale doit tenir un état exact du nombre
«de ces enfants, basé sur les registres de baptême. L’instituteur et le délégué
« local font chaque année, aux vacances d’automne, un relevé par maison et par
«famille, des enfants existants.
«Art. 310. Le Gouvernement, tenant beaucoup à ce que les fabricants ne
« manquent pas de bras et à ce que les parents pauvres ne soient pas privés du
«gain légitime que leurs enfants peuvent faire,mais attachant une égale impor-
« tance à ce que les enfants ne soient pas élevés dans une grossière ignorance,
«mère de tous les vices, il y aura lieu de prendre des mesures convenables
« pour que les enfants reçoivent de leur directeur spirituel et de l’instituteur i’en-
«seignementindispensable, soit le soir, soit les dimanches et jours de fête,
« moyennant une indemnité payée par les fabricants ou par les parents.
« On veillera à ce que les enfants ne soient pas admis, sans nécessité, à tra
il y ailler dans les fabriques avant l’âge de neuf ans.
« Dans les campagnes les directeurs spirituels et les instituteurs devront orga-
« niser un enseignement gratuit les dimanches et jours de fête, pour les enfants
« de treize à quinze ans. »
(l) Politische Verfaltung der deutschen Volkschulen. Vienne 1847-