Cet enseignement consiste à acquérir :
i° L’adresse requise pour limer, tourner, percer, aiguiser, polir, etc.
ï 0 La connaissance et le traitement des matériaux, la trempe et le recuit de
l’acier, le martelage du laiton, etc.
3° A confectionner des petits outils, poinçons, forets, fraises, équerres,
règles, molettes à tarauder, etc.
4° A apprendre l’usage des machines les plus simples;
5° A confectionner des objets bruts, à connaître les parties constitutives
de la montre, à s’exercer à la représentation graphique de la montre et de ses
parties.
I^es détails de l’enseignement pratique divisé varient trop pour qu’on puisse
les donner ici. On veille surtout à la perfection de l’ouvrage, aux rapports
exacts de grandeur. Les parties qu’on examine particulièrement pour la fabrication
des pièces brutes, sont les mouvements, les échappements à ancre, les
balanciers, la taille des pierres, l’enchâssement, la position des roues, le réglage.
L’instruction d’un horloger complet embrasse la connaissance de toutes les
parties du travail divisé; elle doit, en outre, familiariser l’élève avçc les fonctions,
avec les relations géométriques de grandeur des parties d’une montre,
le rendre capable de juger les mouvements d’une montre, d’entreprendre des
améliorations, des perfectionnements et de projeter des montres nouvelles.
Cet enseignement est donné par un professeur et un adjoint, horlogers
praticiens tous les deux.
Dans l’année i860, 13 élèves furent présents, dont 4 sont sortis cette
année.
En 1860-1861, le nombre d’élèves n’était quede 1 1, vu qu’on n’admet que
ceux qui font preuve d’un certain talent.
Les boites elles cadrans sont tirés de l’étranger.
Les montres confectionnées à l’établissement sont excellentes; à I exposition
de Besançon elles ont obtenu une médaille.
A teliers pour pendules. — Ces ateliers ont pour but de perfectionner cette industrie
déjà établie dans la foret Noire. D’après l’organisation spéciale de l’industrie
de l’horlogerie, il est très-difficile d’établir dans cette branche le principe
de la division du travail, c’est pourquoi l’enseignement doit être donné à
chaque élève de façon à lui permettre d’entrer dans les établissements déjà
existants ou d’en créer de nouveaux.
Il faut donc que, tout en cultivant plus spécialement la branche pour laquelle
l’élève se sent de l’aptitude, il n’en apprenne pas moins à construire des mouvements
complets et à confectionner les pièces brutes.