Full text : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

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■20  élèves  chimistes  sont  bien  organisés  et  munis  des  collections  nécessaires  aux
études.
Il  y  a  en  outre  un  laboratoire  spécial  pour  les  essais  par  la  voie  sèche.
Le  cabinet  de  physique  est  moins  riche  quoique  cependant  assez  bien  pourvu ­
  des  principaux  instruments.  Ceux  de  géodosie  et  de  topographie  sont  également ­
  munis  de  tous  les  appareils  nécessaires  pour  les  travaux  d’application.
Il  n’existe  pas  d’atelier  mécanique,  parce  qu’on  a  reconnu  qu’il  serait  peu
fréquenté  par  les  élèves  et  que  ses  produits  ne  seraient  pas  en  rapport  avec  la
dépense.
Dans  ce  royaume,  où  les  départements  ministériels  sont  peu  nombreux,
l’école  polytechnique  est  dans  les  attributions  du  ministère  de  l’instruction  publique ­
  et  des  cultes,  et  pour  les  études  sous  la  surveillance  d’un  conseil  supérieur ­
  dépendant  de  ce  ministère.  Une  commission  présidée  par  un  membre
du  conseil  municipal  contrôle  l’administration  financière.
Les  professeurs  se  réunissent  une  fois  par  mois  en  conférence  pour  traiter
des  questions  d’enseignement  et  de  discipline.
L’on  voit,  par  les  détails  dans  lesquels  nous  avons  cru  nécessaire  d’entrer,
que  l’école  polytechnique  de  Hanovre,  lune  des  plus  anciennes  de  l’Allemagne  ,
mérite  à  juste  titre  lahau  te  réputation  dont  elle  jouit,  et  forme  dans  l’ensemble
des  institutions  analogues  un  type  particulier  qui  participe  des  universités  et
des  écoles  plus  spécialement  techniques.
Comparaison  des  budgets.  —  Le  budget  général  du  royaume  de  Hanovre  pour
une  population  de  1910000  habitants  s’élève  à  7865/1750  francs.
Sur  cette  somme  l’Etat  consacre  au  service  militaire  10182000  francs,  ou
0,128  du  budget  total,  et  à  l’instruction  publique  996233  francs,  ou  0,01  3  du
budget  total.
Conclusion  générale.  —  L’exposé  que  nous  .venons  de  faire  des  diverses  institutions ­
  qui  ont  pour  but  la  diffusion  des  connaissances,  depuis  l’enseignement  le
plus  élémentaire  jusqu’à  celui  des  sciences  pures  et  appliquées  de  l’ordre  le  plus
élevé,  montre  que  l’esprit  le  plus  libéral  n’a  pas  cessé  d’inspirer  le  gouvernement ­
  du  Hanovre  depuis  Leibnitz  jusqu’à  nos  jours.
            
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