PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 577
Mais dans le courant encore de l’année 1865, les
cabinets de la Haye et de Prusse, voulant prévenir
l’expiration imminente de la convention de 1853,
nommèrent des commissaires chargés de délibérer
sur les mesures que pourrait commander la situa
tion. Des deux commissaires luxembourgeois choi
sis par le grand duc. Tun était M. München et l’au
tre M. Servais, magistrat érudit, devenu depuis
Président du gouvernement grand ducal, et qui a
honoré son passage aux affaires par sa courageuse
et célèbre réponse du 14 décembre 1870 aux incri
minations du chancelier de Bismarck, commina
toires pour la neutralité du grand duché. On ne
pouvait d’ailleurs confier la question des douanes
à des mains plus exercées que celles de ce futur
haut fonctionnaire, aussi habile que patriote, aussi
agréablement familier que sagement opiniâtre,
un de ces types enfin d’hommes d’État sans façon
mais non sans grandeur, comme on n’en rencontre
que dans les petits États où fleurit la liberté. Les né
gociations conduites de part et d’autre avec le désir
de s’entendre au prix de concessions réciproques
aboutirent au traité des 20 et 25 octobre 1865, qui
devait à partir du 1" janvier 1866 donner force
nouvelle aux traités d’accession pour une période
renouvelable de 12 années, expirant la première,
fin de 1877. Et c’est précisément ce traité d’octo
bre 1865, aussi implicitement reconnu par le
pacte du 8 juillet 1867 dont l’art. 2 est identique à
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