Full text : Le problème de la marine marchande

LES  CHANTIERS  FRANÇAIS.  l/^g
Dans  la  traversée  de  Nantes,  la  Loire  se  subdivise  en  trois
bras  principaux  :  bras  du  port,  le  plus  profond,  bras  de  la
Madeleine  et  bras  de  Pirmil,  au  sud.  Ce  dernier,  le  plus
large  des  trois,  abandonné  depuis  longtemps,  a  fini  par
s’obstruer  complètement.
M.  l’ingénieur  en  chef  Lefort  propose,  en  unejiitéressante
étude,  d’y  creuser  un  immense  bassin  gui  aurait  i  ,700  mètres
de  longueur  et  3oo  mètres  de  largeur  si  l’on  utilisait  tout  le
bras.  Les  déblais  retirés  du  fleuve  serviraient  à  remblayer
les  îles  riveraines  et  à  combler  les  boires  ou  bras  accessoires
<pii  joignent  ce  bras  du  Pirmil  aux  autres  bras  et  créent  un
certain  nombre  d’îlots.
*  Eniin,  la  Chambre  de  commerce,  encouragée  par  l’augmentation ­
  de  tonnage  due  à  la  construction  du  canal  maritime ­
  de  la  Martinière  au  Carnet,  demande  aujourd’hui  ipi’on
approfondisse  le  chenal  de  grande  navigation  à  une  cote
offrant  aux  navires  d’un  tirant  d’eau  de  6  mètres  aux  plus
fortes  marées  de  mortes  eaux  la  possibilité  de  remonter  à
Nantes  ou  d’y  redescendre  tous  les  jours  en  une  seule  marée.
Deux  solutions  ont  été  mises  à  l’étude,  consistant,  la  première ­
  à  approfondir  la  Loire  entre  Nantes  et  la  mer,  la  seconde ­
  à  conserver  la  Loire  dans  l’état  actuel  en  améliorant
le  canal  maritime  et  les  parties  de  rivière  en  amont  et  en
aval.  C’est  la  première  solution  que  l’opinion  nantaise  réclame, ­
  —  avec  juste  raison.  Le  ministère  des  travaux  publics
s’y  est  d’ailleurs  rangé  et  a  fait  établir  un  projet  dans  ce
sens  par  ses  ingénieurs.  Sa  réalisation  coûterait  22  millions.
Les  intéressés  prennent  à  leur  charge  la  moitié  de  la  dépense, ­
  soit  11  millions,  et  tous  les  aléas.
Les  Nantais  espèrent,  par  l’approfondissement  de  la
Loire,  assurer  leur  communication  directe  avec  la  mer,  à
toute  marée,  avec  un  mouillage  minimum  de  10  mètres,
sans  passage  d’écluse  ni  ralentissement  de  vitesse.
            
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