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LA PUISSANCE MARITIME DE L
formidable qu’on ait jamais vue ; po
créé, ils possèdent la première flotte c<
Orqueil, dira-t-on. Non. Conception j
leur situation spéciale. Ici, mieux qu’en France, la fonction
a su créer l’orqane.
Or, les services que l’Anqleterre retire de sa marine mar
chande sont immenses : c’est par l’inlatiqable cargo-hoal —
qui va cliarqer à des milliers de lieues de la mère patrie les
produits du sol et du sous-sol, les apporte en hâte dans les
ports britanniques pour les réexporter ensuite, manufacturés
et prêts pour la consommation, partout où il y a chance de
les écouler — que l’Anqlo-Saxon, commerçant né, recueille
l’aliment nécessaire à ses besoins d’échanqe, prélève sur les
marchés universels de fructueuses commissions, fait vivre
<les millions de salariés et marcher des milliers d’usines,
assure sa propre richesse et celle de son pays ; c’est qrâce
au rapide et puissant paquebot, naviquant d’un bout à
l’autre du monde, que se relient à la métropole lointaine
les colonies éparses, et que, sous les couleurs de l’Union
Jack, surqit, d’une poussière de peuples, le faisceau puis
sant du plus qrand empire des temps modernes.
Ayant une si haute mission sociale à remplir, il sidüsait
à la flotte marchande anqlaise, pour devenir l’une des pre
mières du monde, qn’elle put se procurer des matériaux de
construction abondants, des marins nombreux, dn fret en
quantité. La nature y a pourvu : les chantiers de la Grande-
Bretaqne ont trouvé dans le « bloc de houille et de fer » mis
ù leur portée d’immenses ressources ; la population aven
tureuse et pauvre de la côte a peuplé les navires d’éipii-
paqes robustes; quant au fret, comment aurait-il mampié
dans un pays industriel par excellence, hérissé de hauts
fourneaux, d’usines, de manufactures, ouvert, par surcroît,
qrâce au libre-échanqe, à la production universelle, cepen-
%
ils
ont
ANGLETERRE^
ur l’attein
ommerciale dT
liste des nécessités de