LES CHANTIERS DE LA CLYDE.
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lides appareils dont riidaliijable travail permet à la navigation
de se frayer nn passage dans le lit des rivières capricieuses.
Il y a ici deux grands chantiers, exploités Tun par
MM. William Simons et l'an Ire par MM. Lolmitz et C‘=.
Le premier ne fournit guère que des chalands ou des ha-
teaux dragueurs. La production du second est un peu plus
éclectique, puisqu’elle comprit l’an dernier, à côté de hâti-
ments de service, i3 vapeurs de différents tonnages.
Il est juste d’ajouter que les chantiers Lohnilz ont mis
précédemment à l’eau des navires de toutes dimensions, des
cargo-hoats, des pai^uehots, des steamers pour la navigation
Ihiviale et des yachts de ])laisancc. Fondés vers 1860, par
M. Henderson, auquel a succédé M. Lohnitz, père du direc
teur actuel, ils occupent i,5oo ouvriers; dans les moments
de presse, ils en emploient jusqu’à 1,800.
Les ateliers et chantiers, que j’ai visités sous la conduite
d’un ingénieur de la maison, notre aimable et distingué
cornjiatriote M. Lauprétre, m’ont paru parfaitement aména
gés. Les ouvriers y sont à l’aise, bien abrités des intempéries
et des rafales de vent et de pluie, sous de grands hangars
clairs, où circulent des ponts roulants, capables de soulever
sans difliculté les plus énormes fardeaux. Le matériel est
remarquable ; M. Lohnitz ne se contente pas « d’écrémer »,
partout où l’occasion s’en présente, les meilleures machines
américaines ou anglaises pour la construction navale ; habile
mécanicien, il sait encore les perfectionner; j’ai vu notam
ment une machine alésant à la fois quatre gros maillons de
drague, qui fut améliorée par lui de manière à produire ce
résultat; la machine primitive n’alésait en effet qu’un maillon.
L’atelier de chaudronnerie est particulièrement bien
conçu ; des fosses profondes permettent de recevoir, pour
l’assemblage des chaudières, des tôles énormes de 3™,5ode
largeur sur 8 mètres de longueur et un pouce d’épaisseur et