LES CHANTIERS DE EA TYNE ET DE LA WEAR. 2^5
La partie de Tusiiie où s’opère la fabrication des chau
dières et des machines est surtout intéressante; sa produc
tion atteint, dans une année, 5o chaudières et 34 machines
pour des navires de fort tonnaije. Toutes les catégories
d’appareils moteurs, militaires ou commerciaux, y sont
construits, dans de vastes hangars remarquahlement amé
nagés. Il sort de ces ateliers des machines verticales, horizon
tales, simples, compound, à triple et à (piadruple expansion;
«les chaudières multituhulaires, etc. A coté d’eux, plusieurs
grues à vapeur, les sheerleys, hantes de 45 mètres et d’une
force de 120 tonnes, servent à descendre dans l’intérieur
des navires les appareils moteurs. De grands bassins, de
t5o mètres à 200 mètres de lompieur, sont utilisés pour
l’armement ou les réparations de la Hotte.
La forge, les laminoirs, les fonderies, les hauts fourneaux,
captivent également l’attention du visiteur. Les usines Pal
mer comptent 5 hauts fourneaux, élevés de 26 mètres, larges
«le 4 à 8 mètres, pro«luisant environ 200,000 tonnes de ma
tières par an ; l’aciérie est admirablement installée. Dans
Tardent foyer blanc, gui crève parfois de ses Hammes jaillis
santes les hricpies réfractaires, les ouvriers, la face inondée
de suenr, jettent des lingots de fer qui tombent en faisant
clapoter le métal en fusion. Au bas des fours, de vastes
moules recueillent le métal liipiide et le transforment en
barrots «pii, portés à l’incandescence, vont rouler sous le
laminoir, se tasser, s’amincir, jusqu’au moment où, traus-
lormés en un long ruban de cornières, ils sont découpés aux
dimensions convenables par la scie mécanitpie.
Douze kilomètres de rails desservent les chantiers et les
ateliers. La fièvre du mouvement est telle, qu’au milieu de
ce peuple de 10,000 ouvriers, de ce va-et-vient incessant
des wagons transportant les résidus des fonderies, les tôles,
les barrots, le charbon, le sable, de cette course incessante