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A. RÆDER
ville en question pouvait nommer les personnes qui devaient fonc
tionner comme juges. Ceci résulte entre autres, à l’évidence, du com
promis qui fut conclu entre Troizène et son adversaire, car les parties
y tombèrent d’accord pour envoyer des ambassadeurs à Athènes et
prier cette ville d’envoyer trois personnes pour juger entre elles à
l’occasion du compromis intervenu 1 .
Lorsqu’une conciliation n’intervenait pas ou lorsqu’il n’était pas
question d’une puissance qui était à la tête d’une hégémonie ou de
représentants du gouvernement d’une ligue, le compromis était conclu
en présence seulement des parties contractantes. Le compromis est une
conclusion conditionnelle de paix et est signé comme tel par les
parties sans autre intermédiaire, à moins qu’une conciliation n’ait
lieu. Très certainement les arbitres grecs jouaient aussi le rôle
de conciliateurs. Mais ceci n’avait lieu qu’à une période ultérieure
des pourparlers, et non déjà au moment de la conclusion du
compromis.
Le compromis fut à certaines époques préparé par une réunion
d’hommes des deux parties en cause. Nous voyons que le com
promis qui fut conclu entre la Thèbes phtiotique et Halos 2 fut mis
debout par une assemblée comme celle-là de personnages dont on
donne les noms et qui étaient, les uns les plus hauts fonctionnaires
en exercice ou sortants, les autres des citoyens en vue. Le compromis
entre Hypathie et Erythrée mentionne une assemblée du même genre 3 .
Latos et Olus disent dans leur compromis qu’il fut mis en œuvre
par des autorités éminentes, en commun 1 . On doit admettre que
la manière la plus courante fut sans doute que les ambassadeurs
de celle des parties qui prenait l’initiative de l’arbitrage concluaient
le compromis pendant les pourparlers avec les autorités de l’autre
1 n° XLVII. Ins. Gr. IV, n° 752 : oxcoç bk rà avpcpcovévd-a xvpia 07iooxEtXctvxa>
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