Full text: Die Theorie der Volkswirtschaft

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Car, en matière douanière, — et vous serez certainement 
de mon avis sur ce point — ce que le commerce et l’industrie 
réclament avant tout c’est la clarté, la simplicité et surtout la 
stabilité. Ce qu’il faut c’est que l’on sache à quoi s’en tenir 
lorsqu’on a affaire avec la Douane, ce qu’il faut c’est ne pas 
être constamment menacé de modifications nouvelles ; il faut 
qu’on puisse établir des prix de revient, il faut qu’on puisse 
savoir autant que possible ce que l’on pourra vendre tel ou 
iel produit dans X semaines ou dans X mois. 
Le coefficient mobile. — Voilà pourquoi la thèse à laquelle 
pour notre part — au Comité d’Action Economique — nous 
sommes disposés à nous rallier, et qui est d’ailleurs envisagée 
par les commissions des douanes de la Chambre et du Sénat, 
consiste tout simplement à remettre en vigueur le système du 
coefficient mobile, avec quelques aménagements. 
Je crois savoir que l’intention de M. Jean Bosc, le très 
distingué et très avisé Président de la Commission des Douanes 
de la Chambre, serait que ce coefficient variât d’une facon 
automatique si l’indice des prix variait lui-même de 20 % en 
plus ou en moins, par exemple. 
J'avoue avoir peu de goût pour une formule de ce genre, Il 
me paraît imprudent, en matière douanière, de se lier les 
mains par avance, et de dire : « Toutes les fois que l’indice 
des prix aura augmenté — ou diminué — de 20 % nous 
augmenterons — ou nous diminuerons — les droits de douane 
dans une égale proportion ». Car ces variations peuvent se 
produire dans des circonstances tout à fait spéciales et 
inattendues. De même qu’en période de dévalorisation les prix 
augmentent et qu’en raison même de cette augmentation la 
majoration des droits de douane devient inutile, de même si 
à un moment donné le franc se revalorise, les prix baisseront, 
les droits, d’après votre système, baisseront également, et c’est 
à ce moment-là précisément que notre industrie aurait besoin 
d’une protection douanière plus élevée. 
La solution, je crois l’entrevoir dans une formule plus 
souple, moins rigide, qui consisterait par exemple à permettre 
au Gouvernement de réviser par décret les coefficients chaque 
fois que l’indice des prix aura marqué une augmentation ou 
une diminution de 20 %, mais qui lui laisserait l’initiative et 
la responsabilité des modifications. sous le contrôle. bien 
entendu. du Parlement
	        
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