Full text: Oeuvres complètes

Ö26 ' . ŒUVRES DIVERSES. 
prix originel que chaque citoyen doit payer, on la transformait en un 
droit de consommation versé en masse entre les mains du gouverne 
ment, elle produirait précisément les mêmes effets que les contribu 
tions directes. Il y aurait seulement, dans le prix de quelques marchan 
dises, une hausse partielle destinée à compenser l’inégalité à laquelle 
les meilleurs efforts des législateurs ne peuvent soustraire les taxes. 
Si cette appréciation des effets qui suivent tout impôt est exact, 
nous devons en conclure que la théorie de M. Bosanquet n’est sanction 
née, ni par la raison, ni par la vraisemblance; car elle établit que les 
taxes, depuis 1793, ont eu pour résultat d’ajouter 48 millions aux 
prix des marchandises, et qu’une telle augmentation de charges suffit 
à rendre compte de la hausse des prix sans avoir recours à la dé 
préciation des agents monétaires. 
De ces principes M. Bosanquet a déduit une autre conséquence 
que nous reproduisons : 
Comme la valeur des marchandises s’est accrue de 48 millions de 
puis 1793, et la circulation de 3 millions seulement, un pareil ac 
croissement ne peut être appelé excessif *. 
Bien que dans les développements précédents j’aie accordé à 
M. Bosanquet que les prix des marchandises pourront s’élever 
sous l’influence de certaines taxes, il ne s’ensuit pas qu’il faudra 
nécessairement plus de monnaie pour seconder leur mouvement. 
La masse de monnaies que le gouvernement reçoit sous forme de 
taxes, est puisée dans un fonds qui eût été autrement réparti en objets 
de consommation. 
Aussitôt que les impôts s’accumulent, les dépenses de la nation 
diminuent. Si mon revenu s’élève à 1000 1. et que le gouvernement 
prélève 100 1. à titre de taxes, il ne me restera plus que 900 1. st. à 
consacrer aux besoins et au bien-être de ma famille. Si le gouverne 
ment en prélève 200, il me restera seulement 800 1. pour cet usage. 
Maintenant, comme le montant réuni de mes dépenses et de celles 
du gouvernement ne peut dépasser 1000 1., nous ne ressentirons 
nullement la nécessité d’accroître la quantité des agents monétaires, 
quand bien même les taxes absorberaient 50 p. 0/0 du revenu de cba- 
‘ Si nous ajoutons à ces trois millions la multiplication des monnaies en pro 
vince et si nous tenons compte de l’économie obtenue dans l'emploi des agents de 
la circulation, économie si habilement et si clairement appréciée par M. Bosanquet, 
il me paraîtra que tout en lui accordant les faits qu’il soutient, l’accroisse 
ment des signes monétaires a encore dépassé les proportions voulues.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.