LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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coco. Aujourd’hui l’huile de coprah est raffinée par des
procédés perfectionnés, dans les fabriques de Marseille
qui sont les principales d’Europe.
On ignore encore généralement que de cette industrie du
raffinage de l’huile de coco, est sortie l’industrie du beurre
de coco, généralisé aujourd’hui à l’étranger sous le nom
de végétaline, beurre végétal, taline et cocoaline. Ce
beurre est riche en substances nutritives et ne rappelle en
rien son origine par son goût et son aspect.
L’application principale de l’huile de coco réside dans la
fabrication du savon. Les trois quarts des stocks de savon,
des manufactures de parfumerie, ont pour base ladite
huile, qui donne à la pâte une grande finesse, la rendant
aussi plus mousseuse. Quant à la farine de coco, elle est
employée moulue dans la confection de pâtisseries.
On tire encore du cocotier toute une variété de pro
duits. Par exemple, de l’étoupe qui entoure le fruit, on
fabrique des cordages pour les bateaux, de l’étoupe pour les
calfats, du noir de fumée, de la pâte pour papier, la cellu
lose, etc., etc.
L nous faut signaler aussi une autre sorte de palmier,
le mbocaya qui croît par milliers à l’état sauvage dans
to ut le nord du Pérou et la Montana. Les fruits viennent
en grappe de 150 à 200 baies, environ de la grosseur
d une noix. Chaque baie contient un noyau oléagineux
donnant 60 à 65 pour 100 d’huile ; ce noyau est enveloppé
d une écaille très dure entourée d’une chair comestible
dont on extrait, comme du cocus nocifera, dont nous
venons de parler, le beurre de palme. Le noyau, qui est
egalement comestible, donne l’huile de palme qui s’emploie
aussi dans la fabrication du savon et des bougies.
XVIII. — La culture de la banane doit être aussi dans
cette région des plus avantageuses en raison de la proximité