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Uill «l(‘ l%r. Pool reçut force de loi. l.orsqueeel)ill futjuVwulé^le Par-
!(*ment dut examiner la question sous la forme immédiate qu’elle re
vêtit alors, et ou conclut à arrêter enfin un système qui accordait a
une compagnie de négociants le privilège de régler arbitrairement
la valeur de la monnaie. Ce dont on s’oeciq)^ alors ce fut de de
terminer si l’étalon serait ramené au taux ancien de 3 1.17 sli.
10 I/o d., ou fixé au chifîre de 41. 2 sli. qui avait représenté les prix de
l’or non-seulement pendant la session actuelle du Parlement, mais
encore pendant les quatre années précédentes, l a Chambre, pressée
de choisir entre ces deux mesures, adopta la plus sage et décréta le
rétablissement de l’ancien étalon. Mais lorsque certains esprits disent
aujourd’hui que la valeur de la monnaie a été forcément élevée
de 25 p. Oio suivant les uns , de 50 et même de 60 p. O/o suivant les
autres, ils ne se reportent pas à l’époque où le bill fut voté, mais à
celle où la dépréciation fut la plus grande, et ils attribuent tout le
renebérissement de la circulation au bill de M. Peel.
Le bill de M. Peel a aboli un système sous l’empire duquel il pou
vait se produire d’aussi étonnantes variations.
Certes, si en 1819, ou à l’époque immédiatement antérieure a
1819, l’or eût été à 5 1. 10 sb. Pouce, un changement aussi violent
eût pu passer pour un acte insensé. Mais le prix de Por, comme
je l’ai déjà établi, était alors de 4 1.2 sb., et pendant les quatre an
nées précédentes il était resté à peu près au même cbilTrc, — des
cendant quelquefois au-dessous, mais ne le dépassant jamais. O»
le voit donc, la mesure que l’on reproche au Parlement de n’avoir pa*»
adoptée, mesure qui eût consisté à fixer l’étalon à 51. 10 sb., est tout
simplement une monstruosité ; car elle nous amenait à déprécie»’
de 30 p. 0/0 au-dessous de la valeur de l’or une circulation qui, même
sous l’empire d’un détestable système, avait recouvré, à 5 p. O/O
près, sa valeur comparative avec l’or.
On doit se rappeler que je soumis alors à l’attention du pubbe
un j)lan pour l’établissement d’un étalon fixe. Ce plan créait
nouvelles ressources et rendait inutile l’emploi d’une quantité d u»
supérieure à celle que possédait la Banque. 11 consistait à obliger
Banque à payer ses billets en or-lingot évalué au prix de la Monnaie»
1. 17 sb. 10 1/2 d. Ponce, au lieu de les rembourser en or-monnaic-
Si ce plan avait été adopté, notre circulation se serait clîectuce
sans la plus petite parcelle d’or : le papier serait devenu notre scu
instrument monétaire concurremment avec les coins d’argent néccs
saires au paiement de moins d une livre. 11 est facile de demontre